Yaoundé, septembre 2025 – La lutte contre la corruption au Cameroun vient de franchir un nouveau cap. Les descentes musclées de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), menées les 5 et 6 septembre dans la capitale et ses environs, ont permis de démanteler un vaste réseau de fraude autour du pétrole lampant, un produit essentiel pour des milliers de familles camerounaises.
Quand la corruption menace le quotidien des citoyens
Pendant longtemps, le détournement du pétrole lampant a pesé lourd sur les foyers, notamment les plus modestes. En ciblant ce trafic, la CONAC rappelle que la corruption ne se limite pas à des chiffres abstraits : elle touche directement le panier de la ménagère et le pouvoir d’achat des citoyens.
Des sanctions exemplaires
Sept personnes ont été interpellées, parmi elles des responsables de stations-service et des partenaires privés. Sept stations ont été scellées, près de 60 millions FCFA récupérés et des amendes allant jusqu’à 7 millions FCFA infligées. L’un des fraudeurs a même tenté de corrompre un enquêteur de la CONAC avec deux millions de francs CFA – en vain.
Un signal fort pour l’avenir
Pour le Rev Dr Dieudonné Massi Gams, président de la CONAC, « la corruption est un acte honteux et à perte ». Il rappelle que la mission de la Commission s’inscrit dans la vision du Chef de l’État et appelle les médias et les citoyens à s’impliquer : « Le silence protège les fraudeurs, la dénonciation protège la société. »
Une lutte appelée à s’intensifier
Avec ces opérations coup de poing, la CONAC veut montrer qu’aucun fraudeur n’est intouchable. Les descentes inopinées devraient désormais se multiplier à travers le pays, afin d’assainir les secteurs vitaux pour les populations.
Au-delà des sanctions, c’est un message d’espoir pour les ménages : la corruption, longtemps perçue comme un mal toléré, trouve aujourd’hui une réponse favorable.


