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Cameroun | 14 civils tués à Ndu : la Commission des Droits de l’Homme dénonce une attaque barbare contre des populations sans défense

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La Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a exprimé sa vive indignation après l’assassinat de quatorze civils dans le village de Gidado, arrondissement de Ndu, dans la région du Nord-Ouest. Cette position a été rendue publique à travers un communiqué de presse publié en français et en anglais le 21 janvier 2026 et signé par le Professeur James Mouangué Kobila, président de la Commission.

Une attaque meurtrière à l’aube

Selon les conclusions préliminaires de l’enquête menées par la CDHC, les faits se sont produits à l’aube du 14 janvier 2026. Des hommes armés, identifiés comme des terroristes sécessionnistes, ont fait irruption dans le village de Gidado et ouvert le feu de manière indiscriminée sur des populations civiles alors qu’elles dormaient encore.

Le bilan humain est particulièrement lourd : quatorze personnes ont perdu la vie, majoritairement issues de la communauté Mbororo. Parmi les victimes figurent six femmes et sept enfants, tandis que plusieurs autres civils ont été grièvement blessés. Une attaque d’une violence extrême qui a plongé cette localité rurale dans l’effroi et le deuil.

Zoom sur des meurtres prémédités et ciblés

Pour la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun, les circonstances de cette attaque traduisent un acte prémédité. Le choix de l’aube, moment où les populations sont les plus vulnérables, ainsi que le caractère indiscriminé des tirs, témoignent d’une volonté manifeste de semer la terreur.

Les victimes n’étaient ni des combattants ni impliquées dans le conflit armé qui secoue la région du Nord-Ouest. Ces meurtres constituent de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire, lequel impose la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants, en toutes circonstances. La communauté Mbororo, déjà fragilisée par l’insécurité persistante et les déplacements forcés, se retrouve une fois de plus durement éprouvée.

Une condamnation ferme et un appel à la justice

Dans son communiqué, le Professeur James Mouangué Kobila condamne avec la plus grande fermeté ce qu’il qualifie d’« acte barbare et lâche ». La CDHC appelle les autorités compétentes à diligenter des enquêtes approfondies afin que les auteurs, coauteurs et complices de ces crimes soient identifiés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes.

Pour l’institution nationale des droits de l’homme, la lutte contre l’impunité demeure un impératif majeur pour restaurer la confiance des populations, prévenir la répétition de telles atrocités et consolider l’État de droit.

Vers une mobilisation nationale et internationale

Au-delà de la condamnation, la Commission exhorte à une mobilisation accrue, tant au niveau national qu’international, pour lutter efficacement contre le terrorisme et renforcer la protection des populations civiles dans les zones affectées par l’insécurité. Elle plaide également pour le renforcement des mécanismes de prévention des conflits, d’assistance humanitaire et de prise en charge des victimes, notamment au bénéfice des communautés vulnérables durement touchées par la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Tout en présentant ses condoléances aux familles endeuillées, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun réaffirme, par la voix de son président, son engagement à suivre de près cette affaire et à poursuivre son plaidoyer en faveur du respect de la vie humaine, de la dignité et des droits fondamentaux de tous les citoyens

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