
En ce 11 février, à l’occasion de la Fête de la Jeunesse au Cameroun, Yahaya Idrissou, journaliste, écrivain et présentateur événementiel, adresse un message d’espoir et de vérité à la jeunesse camerounaise, le changement est nécessaire, il est urgent et il commence à la fois par des réformes courageuses et par une jeunesse consciente, responsable et fière de son identité.
À tous les jeunes Camerounais, l’heure est à la responsabilité et à la lucidité. Bâtir une nation juste, forte et équitable n’est pas une option, c’est une exigence historique. Et cette construction commence par le respect des institutions de la République, l’adhésion sincère aux valeurs républicaines et surtout par un ancrage profond dans nos traditions. Une société solide repose sur le respect d’autrui, sur la reconnaissance que l’autre n’est ni un ennemi ni un étranger, mais un semblable, un citoyen comme soi.
Cependant, ce message de responsabilité ne saurait occulter les réalités douloureuses que traverse la jeunesse camerounaise. Le chômage massif, la corruption persistante, le sentiment d’injustice et l’insécurité minent l’espérance collective. Cette situation explique en grande partie un constat alarmant , de plus en plus de jeunes rêvent de partir, parfois au péril de leur vie, convaincus que l’avenir se trouve ailleurs. Ce désespoir silencieux est un signal fort adressé à toute la nation. Oui, les choses doivent changer et elles doivent changer maintenant.
Mais cette transformation ne peut être portée uniquement par l’État ou les dirigeants. Elle interpelle aussi la jeunesse elle-même. Car parallèlement à ces difficultés socio-économiques, on observe une hausse inquiétante de la consommation des drogues dures, des cigarettes électroniques et d’autres substances nocives. Ces dérives fragilisent la jeunesse, hypothèquent son potentiel et compromettent son rôle dans la construction nationale. Une jeunesse affaiblie par les addictions ne peut être le moteur du développement.
Pour bâtir une jeunesse forte, consciente et utile à la société, il est impératif d’adopter de bons comportements, de cultiver la discipline, le sens de l’effort et la responsabilité individuelle. Le combat pour le changement commence aussi par soi-même. Dire non à l’autodestruction, c’est déjà poser un acte patriotique.
À ceux qui travaillent, qui se battent honnêtement malgré les obstacles, qui refusent la facilité et la délinquance, le message est clair ,continuez. Votre persévérance n’est pas vaine. Même si la nuit semble longue, le soleil finit toujours par se lever. L’histoire récompense les peuples qui tiennent bon et les jeunesses qui refusent de renoncer.
Yahaya Idrissou


