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Fashion in the Mood 2026 : quand la formation devient tremplin pour la jeunesse créative

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 le Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC), avec l’appui de l’Ambassade de France, de l’Institut français du Cameroun et l’accompagnement du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), a présenté les résultats de son programme d’incubation dédié aux jeunes stylistes. Unique en Afrique centrale, l’initiative allie formation technique et entrepreneuriat afin de favoriser l’insertion professionnelle et la structuration de l’industrie de la mode camerounaise.

Yaoundé a confirmé son statut de capitale créative émergente. Le Hall de la Mairie de Yaoundé 7 à Nkolbisson a vibré ce dimanche 22 février 2026 au rythme des étoffes, des silhouettes audacieuses et de la créativité juvénile, à l’occasion de la restitution de la compétition « Fashion in the Mood 2026 ».
Portée par le Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC), avec le soutien financier de l’Ambassade de France au Cameroun et de l’Institut français du Cameroun, l’initiative s’impose aujourd’hui comme le seul incubateur spécialisé dans la mode en Afrique centrale, un dispositif inédit qui combine formation technique, accompagnement entrepreneurial et insertion professionnelle des jeunes stylistes.
Un incubateur au cœur des politiques publiques
Au-delà d’un simple défilé, l’événement illustre la structuration progressive de l’industrie textile et vestimentaire camerounaise. Le programme bénéficie de l’accompagnement institutionnel du MINPMEESA, qui y voit un levier concret de promotion de l’auto-emploi et de formalisation des activités artisanales.
À travers cet incubateur, les bénéficiaires reçoivent une formation complète : stylisme et création de collections, patronage, techniques de montage, finitions professionnelles, gestion d’atelier, marketing et développement de marque. Une approche qui permet aux jeunes talents de passer du statut d’apprenants à celui de véritables entrepreneurs de mode.
Une forte mobilisation diplomatique et culturelle
La cérémonie s’est déroulée en présence de Madame Muriel Piquet, Conseillère de Coopération et d’Action Culturelle (COCAC) et Directrice de l’Institut français du Cameroun, ainsi que de Madame Manon Bervas, Coordinatrice du programme FEF Mboa Jeunes Créatifs, traduisant le soutien constant de la coopération française aux industries culturelles et créatives.
Plusieurs partenaires internationaux ont également répondu présents, notamment S.E.M. Matthew David Woods, Haut-commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun, M. Jonas Wiesenecker, Consul de l’Ambassade d’Allemagne, Madame Marta Lobo de l’Ambassade d’Espagne, M. Joseph Ade du Goethe-Institut, ainsi que Madame Sarah Ebengue représentant la Mairie de Yaoundé 7, partenaire local du projet.
Cette diversité diplomatique confirme l’intérêt croissant accordé à l’économie créative camerounaise, désormais perçue comme un secteur porteur d’emplois pour la jeunesse.
Un défilé entre tradition et modernité
Dès les premières notes musicales, la salle s’est transformée en véritable podium. Les mannequins ont dévoilé des collections où le patrimoine vestimentaire africain dialogue avec des codes contemporains.
Vestes aux épaules structurées, robes sirènes brodées à la main, ensembles urbains revisitant le pagne, dentelles délicates et wax retravaillés ont illustré la maîtrise technique acquise au cours de la formation. Les palettes chromatiques, oscillant entre ocre, safran, rouge flamboyant et noir profond, ont captivé un public conquis.

Sous la présentation d’Yves Eya’a, promoteur du CCMC, chaque passage a été salué par de longs applaudissements, révélant la maturité artistique de ces créateurs encore en phase d’incubation mais déjà prometteurs.
L’excellence consacrée
Le jury a distingué :
1er prix : Ema Claire Ngimajoh, pour la cohérence esthétique de sa collection et la qualité des finitions.
2e prix : Émilienne Sonia Pouba, saluée pour l’originalité de ses lignes et sa capacité à raconter une histoire à travers le vêtement.
Leur distinction vient couronner plusieurs semaines d’apprentissage intensif, d’expérimentations et de perfectionnement technique.

Une passerelle vers la professionnalisation

Au-delà du spectacle, « Fashion in the Mood 2026 » se révèle un véritable levier d’insertion professionnelle. Les témoignages des apprenants ont souligné l’impact concret de la formation : confiance retrouvée, maîtrise technique accrue et vision structurée de leur avenir entrepreneurial.

L’incubateur prépare déjà les participants à une exposition plus large lors de la 17ᵉ Semaine de la mode prévue du 1er au 7 juin 2026, vitrine majeure pour la promotion des talents locaux.
Le temps d’un après-midi, la capitale camerounaise aura ainsi démontré que la mode n’est pas qu’apparence : elle constitue aussi un secteur économique, un vecteur d’identité culturelle et une véritable promesse d’avenir pour la jeunesse.

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