La Journée internationale des femmes célébrée le 8 mars 2026 met cette année l’accent sur les droits, l’action et la justice pour toutes les femmes et les filles. Dans son message, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, appelle la communauté internationale à renforcer les protections juridiques et à lutter contre les discriminations persistantes.
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes 2026, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a livré un message fort appelant à l’instauration d’une véritable justice pour les femmes et les filles dans le monde.
Placée cette année sous le thème des droits, de l’action et de la justice, cette journée rappelle que malgré les avancées enregistrées au fil des décennies, les femmes ne bénéficient toujours pas des mêmes droits juridiques que les hommes. Selon le chef de l’ONU, les femmes ne détiennent aujourd’hui que 64 % des droits juridiques accordés aux hommes à l’échelle mondiale.
Dans son message, António Guterres souligne que la discrimination juridique continue d’affecter de nombreux aspects de la vie des femmes. Dans plusieurs pays, elles ne peuvent pas posséder des biens, demander le divorce ou encore exercer un emploi sans l’autorisation de leur mari. Plus préoccupant encore, le viol conjugal n’est toujours pas criminalisé dans plus de quarante pays, tandis que certaines législations limitent l’accès des femmes à l’éducation, leur capacité à transmettre leur nationalité à leurs enfants ou même leur liberté de circulation.
Le Secrétaire général des Nations unies relève également que même lorsque des protections juridiques existent, leur application demeure souvent insuffisante. Dans de nombreux contextes, les femmes rencontrent encore des obstacles pour faire valoir leurs droits devant les tribunaux ou pour accéder à une assistance juridique.
Antonio Guterres met par ailleurs en garde contre une tendance mondiale préoccupante, marquée par la montée de l’autoritarisme, l’instabilité politique et une volonté renouvelée de consolider les structures patriarcales. Selon lui, ces dynamiques menacent certains acquis obtenus de haute lutte, notamment en matière de droits au travail ou de droits liés à la sexualité et à la santé reproductive.
Face à ces défis, le Secrétaire général appelle les États et les sociétés à se mobiliser collectivement pour honorer les engagements pris dans le cadre des Objectifs de développement durable et du Programme d’action Beijing+30. Il insiste sur la nécessité de supprimer les lois et pratiques discriminatoires tout en consolidant les progrès déjà réalisés.
« Lorsque nous ne sommes pas égaux devant la loi, nous ne sommes pas égaux, » rappelle-t-il, appelant la communauté internationale à faire de la justice une réalité pour toutes les femmes et les filles, partout dans le monde.
Dans un contexte mondial encore marqué par les inégalités de genre, ce message vient rappeler que la promotion des droits des femmes demeure un enjeu central pour le développement, la démocratie et la dignité humaine.


