À l’ouverture de la première session ordinaire du Conseil électoral, le 26 mars 2026, son président, Dr Enow Abrams Egbe, a décliné les priorités d’une année charnière, marquée par la préparation des prochaines échéances électorales et le renforcement de la crédibilité du système électoral.
L’année 2026 s’annonce déterminante pour le système électoral camerounais. À l’occasion de la première session ordinaire du Conseil électoral, Dr Enow Abrams Egbe a fixé le cap : consolider les acquis des consultations de 2025 et préparer avec rigueur les élections à venir, notamment les municipales et les législatives.
Dans son discours d’ouverture, il a insisté sur la nécessité de capitaliser les enseignements des scrutins précédents afin de bâtir un processus électoral
« toujours plus performant, inclusif et technologiquement adapté aux attentes des citoyens ». Trois priorités structurantes se dégagent : renforcer la qualité de l’organisation électorale, optimiser la logistique ainsi que la formation du personnel, et stimuler l’engagement citoyen.
Une dynamique d’inscription encourageante
Le président du Conseil électoral a salué une progression notable des inscriptions sur les listes électorales. Les statistiques provisoires font état de 69 844 nouveaux électeurs, dont 29 205 femmes et 40 639 hommes, portant le fichier électoral à 8 080 308 inscrits. Une évolution qu’il interprète comme le reflet d’une confiance renouvelée des citoyens envers le système électoral.
Vers un ajustement du calendrier électoral
Dans un contexte marqué par la session parlementaire en cours et l’examen de certaines dispositions législatives, un réajustement du calendrier électoral pourrait être envisagé. Celui-ci, a-t-il précisé, interviendra dans le strict respect du cadre juridique en vigueur, afin de garantir la conformité, la transparence et la fiabilité du processus électoral.
Renforcement des capacités et coopération internationale
Le discours met également en lumière les avancées du projet d’assistance électorale 2025-2027, conduit avec l’appui des Nations unies, du Commonwealth et de l’Organisation internationale de la Francophonie. La réunion du comité de pilotage tenue le 4 mars dernier a permis d’évaluer les performances du projet, jugées satisfaisantes tant sur le plan financier qu’opérationnel.
La mise en œuvre de la composante dédiée au renforcement des capacités institutionnelles constitue un levier stratégique pour améliorer la gestion électorale, moderniser les outils et renforcer la communication, notamment en direction des jeunes primo-électeurs, des femmes et des personnes vulnérables.
Une gouvernance inclusive et participative
Elections Cameroon (Elecam)entend également renforcer la collaboration avec les partis politiques, l’administration, les autorités traditionnelles et religieuses ainsi que la société civile. Cette approche inclusive vise à consolider la transparence, la redevabilité et la confiance du public.
Maintenir le cap pour des élections crédibles
Conscient des enjeux, Dr Enow Abrams Egbe a appelé à une mobilisation collective pour garantir des élections crédibles et apaisées, tout en contribuant au rayonnement démocratique du Cameroun.
« 2026 sera une année de consolidation et d’innovation », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement du Conseil électoral à poursuivre les réformes engagées et à renforcer l’intégrité du processus électoral.



