Pour marquer le 75ᵉ anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a choisi de sortir du cadre habituel des textes juridiques pour privilégier un langage universel : celui du sport.
Le 1er août 2026 à Yaoundé, de jeunes réfugiés venus de plusieurs pays et vivant au Cameroun ont partagé un match de basket-ball avec les jeunes de l’Académie Onyx. Bien plus qu’une simple rencontre sportive, l’événement a constitué un moment de fraternité, de partage et d’intégration, couronné par une cérémonie de remise de médailles et de trophées aux participants.
Pour Samira Keita Stanek, chargée de la protection au bureau du HCR à Yaoundé, cette célébration avait pour ambition de donner un visage plus humain à une convention souvent perçue uniquement sous son aspect juridique.
« Nous avons voulu donner un côté convivial à cette célébration et offrir à cette jeunesse réfugiée accueillie par le Cameroun un moment de divertissement. L’objectif était de les voir s’intégrer, poursuivre leurs rêves, pratiquer le basket et vivre ensemble avec les jeunes de la communauté hôte camerounaise »,

a-t-elle expliqué.
À travers cette initiative, le HCR entend rappeler que derrière chaque statut de réfugié se trouvent des femmes, des hommes et des enfants porteurs d’espoir, de talents et d’aspirations. Le sport devient ainsi un puissant vecteur de cohésion sociale, favorisant les échanges entre les réfugiés et les communautés qui les accueillent.
Parmi les participants figurait Maxime Hakuzimana, réfugié rwandais, qui n’a pas caché sa satisfaction à l’issue de la rencontre.
« C’était une très belle expérience, même fantastique. Cette activité me motive, en tant que réfugié, à continuer de participer aux compétitions et à poursuivre mes ambitions », a-t-il confié.

Soixante-quinze ans après l’adoption de la Convention de 1951, le message porté par cette journée est clair : au-delà de la protection juridique, l’inclusion passe aussi par les loisirs, le sport, l’éducation et les occasions de vivre ensemble.
Au Cameroun, le HCR accompagne le gouvernement dans la protection des réfugiés, des demandeurs d’asile et des personnes déplacées. L’agence onusienne œuvre notamment pour garantir l’accès à l’asile, l’enregistrement et la documentation des réfugiés, la protection des enfants et des personnes vulnérables, l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux moyens de subsistance. Elle soutient également les communautés hôtes, encourage la cohésion sociale et recherche des solutions durables, qu’il s’agisse de l’intégration locale, du rapatriement volontaire lorsque les conditions le permettent ou de la réinstallation dans des pays tiers.
Martin Donald NGANE



