Après plus de cinq décennies d’existence, la grande mosquée d’Essos, à Yaoundé, s’apprête à connaître une profonde transformation. La pose de la première pierre de sa reconstruction ouvre la voie à un ambitieux projet qui associe lieu de culte, éducation et développement communautaire, avec notamment la construction d’une école primaire ouverte à tous.
Une nouvelle page pour la mosquée d’Essos
Construite dans les années 1970, la grande mosquée d’Essos figure parmi les édifices religieux historiques de la capitale camerounaise. Elle est présentée comme la deuxième mosquée construite dans la ville de Yaoundé.
Après plusieurs décennies d’existence, l’infrastructure, désormais vieillissante, nécessitait une importante rénovation. La cérémonie de pose de la première pierre du projet de reconstruction marque ainsi le début d’une nouvelle étape dans l’histoire de ce lieu de culte.
Mais le projet va bien au-delà de la simple reconstruction d’un édifice religieux. Les promoteurs souhaitent donner naissance à une infrastructure moderne, plus grande et davantage intégrée à la vie de la communauté.
Une mosquée au service de la communauté
Pour les initiateurs, la future mosquée ne devra pas se limiter à sa fonction religieuse. Elle est appelée à devenir un véritable espace socioculturel, capable de contribuer au développement de la communauté.
« La mosquée ne doit pas servir de lieu de culte uniquement. Il faudrait qu’elle joue un rôle socioculturel, incluant l’éducation et pourquoi pas la santé », a expliqué le Professeur Souley Mane.
Cette nouvelle conception entend faire de la mosquée un espace ouvert, où les activités religieuses pourront cohabiter avec des initiatives sociales, éducatives et éventuellement sanitaires.
L’éducation au cœur du projet
L’un des principaux volets de cette initiative est la construction d’un cycle primaire complet. L’établissement sera destiné aux enfants musulmans, mais également aux enfants chrétiens, traduisant ainsi la volonté des promoteurs d’inscrire le projet dans une dynamique d’ouverture et de vivre-ensemble.
« Cette mosquée, contrairement à l’ancienne, sera plus grande avec un cycle primaire complet pour permettre à nos enfants musulmans ou chrétiens d’aller à la quête du savoir », a indiqué le Professeur Souley Mane.
Pour les porteurs du projet, l’éducation constitue un levier essentiel du développement. « Le développement d’un pays passe par l’éducation », a-t-il souligné.
À travers cette école, les promoteurs souhaitent donc contribuer à la formation des jeunes générations et offrir aux familles un cadre d’apprentissage accessible, indépendamment de leur appartenance religieuse.
African Development Foundation aux côtés des promoteurs
La réalisation de ce projet bénéficie de l’accompagnement de l’ONG African Development Foundation et de ses partenaires. Cet appui permet aux initiateurs de concrétiser une vision mûrie autour de la modernisation de la mosquée et du renforcement de son rôle dans la communauté.
La future infrastructure devrait ainsi répondre à plusieurs besoins, en combinant espace de prière, enseignement et activités à vocation sociale.
Pour les promoteurs, cette démarche vise à inscrire durablement la mosquée d’Essos dans une logique de développement communautaire, tout en préservant sa vocation religieuse.
Un appel à la mobilisation
La réalisation d’un tel projet nécessite toutefois une mobilisation importante. Les initiateurs lancent ainsi un appel à la contribution de la communauté musulmane et de toutes les personnes désireuses d’accompagner cette œuvre.
« Nous remercions Allah le Très-Haut qui a permis à ce projet de voir le jour », a déclaré le Professeur Souley Mane.
Il invite par ailleurs la communauté à se mobiliser pour accompagner la concrétisation de cette initiative : « Nous invitons toute la communauté musulmane à contribuer à la réalisation de cette œuvre afin que nous puissions tous en récolter les fruits. »


