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lundi, juin 24, 2024
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Cameroun-Protection et sécurité des journalistes et créateurs de contenus en période de crise: le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique Centrale outille les professionnels des médias sur la question 

 Un atelier de trois jours du 28 au 30 mai dernier des blogueurs et journalistes en ligne a été organisé à l’hôtel Bano Palace dans la ville de Douala avec pour objectif à outiller les participants dans le traitement de l’information en période de conflits ou de crise.

La protection internationale des journalistes continue de poser de nombreux problèmes y compris dans les situations de conflit. Le droit humanitaire prévoit un statut spécial pour les journalistes dans les situations de conflits armés internationaux et inscrit la mission des correspondants de guerre dans le cadre d’une accréditation auprès des forces armées des États parties aux conflits.

Cet atelier organisé par le (HCDH) en collaboration avec l’association des Blogueurs du Cameroun tombe à point nommé au regard des crises sécuritaires et sanitaires que le Cameroun a traversé ses dernières années qui ont fait l’objet d’exemple pour proposer aux journalistes et blogueurs des stratégies de prévention et de protection pour ces cas de crises .

Dans l’optique de mieux aborder la problématique, plusieurs sessions ont été sélectionnées parmi lesquelles  » L’intégration de la protection dans la communication de crise, enjeux et défis », « Défis et protection auxquels sont confrontés les professionnels des médias causes , conséquences et idées pour renforcer la protection »,  » Un Brainstorming : forces, faiblesses opportunités et menaces liées à la couverture des évènements sensibles »,  » Étude de cas pratique sur le conflit dans les régions du Nord-ouest et Sud-Ouest  » la dernière session de la première journée a porté sur : » Renforcer la protection : un guide pratique « . pour ce qui est de la première journée .

Il est important de le souligner, la protection dans le cas des Droits de l’homme constitue l’ensemble des mesures prises par le gouvernement pour garantir aux populations une certaine sûreté ,la confiance en ce qu’elles ne seront pas exposées aux discriminations, à l’esclavage,aux arrestations arbitraires et bien d’autres.L’Etat est le premier responsable en matière de protection .

Le reportage en période de crise nécessite une parfaite maîtrise des lois et règlements , les journalistes doivent s’assurer de la fiabilité d’une information avant de la communiquer.Le fact- checking est très important dans le cas d’urgence.

Aussi, l’accès à l’information est l’un des enjeux majeurs en période de crise ou de conflits.Les informations sont communiquées en période de crise à certains organes de presse et pas à d’autres ce qui pose un réel problème dans le traitement de l’information.

La redevablité et la transparence ici, les l’information diffusée par les médias permettra d’imposer aux autorités d’être redevables de leurs actes. » C’est à ce niveau que découle tous les problèmes des journalistes car lorsque vous souhaitez aller au delà de l’information classique,votre protection est en danger. »a indiqué Monsieur Fonyuy Kiven Timothy spécialiste des Droits de l’Homme. Il poursuit en disant: le Journaliste doit s’armer de mesures de prévention avant de penser à une protection « .

Le journaliste en ligne et blogueurs doivent renforcer leur connaissance sur les lois et les textes légaux pour augmenter leur protection.

Les professionnels de médias et créateurs de contenus en ligne doivent mener une étude des risques , à travers une analyse des forces faiblesses, des opportunités et des menaces.Les forces doivent être supérieures aux menaces car elles aideront à mieux préparer la couverture en zone de conflits.

En droit international, diverses conventions, résolutions et recommandations, de force et de portée incertaines, peuvent servir au moins de principe de protection des journalistes en missions périlleuses.Dans l’optique de mieux épiloguer sur ce sujet ,  Frédéric Takang , correspondant de BBC Afrique a partagé avec l’assistance son expérience lors de la crise sécuritaire dans la région du Nord-ouest, précisément à Bamenda où , il a été séquestré par des sécessionnistes.« Le journaliste  qui travaille dans une zone de crise doit avoir tous le matériel de protection notamment des gilets pare-balle ,il doit savoir communiquer avec les autres confrères et toujours donner des renseignements sur sa position. » a t-il indiqué 

En son article 81, la Convention de Genève « relative au traitement des prisonniers de guerre », du 12 août 1949, énonce que « les individus qui suivent les forces armées sans en faire directement partie, tels que les correspondants de guerre qui tomberont au pouvoir de l’ennemi et que celui-ci jugera utile de détenir, auront droit à un traitement de prisonnier de guerre, à condition qu’ils soient munis d’une légitimation de l’autorité militaire des forces armées qu’ils accompagnent ».

L’article 79 du Protocole I à ladite Convention de Genève, de 1977, dispose que « les journalistes qui accomplissent des missions professionnelles périlleuses dans des zones de conflit armé seront considérés comme des personnes civiles ». A ce titre, ils bénéficieront de la protection accordée aux civils, notamment contre les dits « crimes de guerre ».

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