Le 13 février 2025, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Radio, Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, a salué l’engagement des journalistes radio dans la lutte contre les changements climatiques. Elle a souligné que la montée en fréquence des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques ne pourrait être maîtrisée sans un travail d’information fiable mené par les professionnels de la radio.
C’est dans ce contexte que le thème de cette année a été choisi : « Radio et changements climatiques ». Dans son discours, Audrey Azoulay a rappelé que l’année précédente, le monde avait été témoin d’inondations inédites dans le Sahara et du typhon dévastateur Yagi en Asie du Sud-Est. Elle a souligné que « face à des événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents, il est crucial de reconnaître le rôle fondamental de la radio, qui peut souvent sauver des vies ». Les journalistes radio sont donc appelés à diffuser des informations fiables pour prévenir les populations des risques liés aux catastrophes naturelles provoquées par les changements climatiques.

Au Cameroun, une réunion entre le Bureau de l’UNESCO et les journalistes a permis de revisiter l’action de l’Organisation en faveur de la promotion des radios du pays. L’UNESCO soutient de nombreuses radios au Cameroun, avec un impact direct sur la vie des populations. La séance de travail, qui s’est tenue au Bureau de l’UNESCO à Yaoundé, a été l’occasion de discuter du rôle de la radio dans l’atteinte des objectifs de développement et la gestion des crises.

Plusieurs projets ont été présentés, dont le Projet d’appui au développement local à travers les radios communautaires. Ce projet vise à sensibiliser les communautés à la gestion des radios communautaires, à assurer la maintenance des équipements, et à former les animateurs et membres des comités de gestion sur des thématiques nationales et internationales. L’UNESCO a également contribué à la création et à la réhabilitation de plusieurs radios communautaires au Cameroun, avec un objectif de 200 radios communautaires à terme.
Sur le plan culturel, l’UNESCO renforce le rôle des jeunes dans la promotion de la cohésion sociale et du multiculturalisme, notamment à travers des programmes éducatifs diffusés via les radios communautaires.

La question des changements climatiques, au cœur des célébrations de cette année, est particulièrement pertinente, étant donné les nombreuses catastrophes survenues ces dernières années au Cameroun, notamment à l’Ouest, au Centre et plus récemment dans l’Extrême-Nord, avec des éboulements de terrain et des inondations. Hugues Ndith, un des panélistes de l’UNESCO, a insisté sur l’importance de l’appel de cette année :
« Cette année, il s’agit avant tout d’amener la radio à jouer un rôle clé dans la lutte contre les changements climatiques et de reconnaître que, pendant de nombreuses années, la radio est restée un ami fidèle, et que beaucoup de personnes continueront d’écouter ce message venu de la radio. »

Une collaboration efficace entre les pouvoirs publics, les experts et les radios en général, et en particulier les radios communautaires, sera essentielle pour diffuser ce message essentiel et prévenir les nombreuses catastrophes liées aux changements climatiques.
Martin Donald Ngane


