Dans un contexte où le Cameroun cherche à réduire sa dépendance aux importations alimentaires, l’Interprofession porcine du Cameroun (INTERPORCAM) s’impose comme un acteur clé de la transformation locale. Son engagement : limiter les importations de produits carnés étrangers en valorisant la production et la transformation de viande porcine sur le territoire national.
Transformer localement pour consommer sainement
L’INTERPORCAM œuvre quotidiennement à transformer la viande de porc en produits finis certifiés, tels que des saucisses, des museaux, des jambons et des pâtés. L’objectif est clair : offrir aux Camerounais des produits de qualité, issus du terroir, tout en garantissant leur sécurité sanitaire.
Un potentiel freiné par des défis structurels
Malgré un fort potentiel, la filière porcine camerounaise reste confrontée à plusieurs défis, notamment la baisse de la production et les maladies animales, en particulier la peste porcine africaine. Face à ces obstacles, des initiatives sont mises en place pour améliorer la génétique du cheptel, structurer la filière et renforcer les capacités des acteurs.
Une organisation née d’une volonté gouvernementale
Créée dans le sillage de la politique de modernisation du secteur agroalimentaire, l’INTERPORCAM a pour mission de défendre les intérêts de ses membres et de promouvoir le développement durable de la filière porcine. Elle se positionne aujourd’hui comme un interlocuteur incontournable auprès des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers.
« Nous sommes venus présenter notre savoir-faire en matière de génétique porcine et de transformation de la viande en produits finis tels que les saucissons, les museaux de campagne, entre autres« , a déclaré le vice-président de l’INTERPORCAM lors du Salon SIALY 2025.

Promouvoir le “Made in Cameroon”
À travers sa participation au Salon international de l’agriculture de Yaoundé (SIALY), l’INTERPORCAM veut démontrer qu’il est possible de consommer local, sans compromis sur la qualité.
« Nous voulons montrer aux Camerounais que les produits fabriqués localement peuvent non seulement rivaliser avec ceux importés, mais aussi avoir un impact positif sur la santé », affirme Mme Fouda Yvette, présidente exécutive de l’organisation.
Le SIALY représente ainsi une vitrine pour exposer les produits finis de la filière porcine camerounaise, dans une logique de chaîne de valeur maîtrisée et sécurisée.
Un appel au soutien du gouvernement
Encore jeune, l’INTERPORCAM sollicite un appui multiforme de l’État : formations techniques, accompagnement des producteurs et engraisseurs, soutien financier et subventions pour la production locale.
La filière reste fragile. Les éleveurs doivent notamment faire face à des maladies comme la “maladie rouge”, qui touche jusqu’à 70 % du cheptel dans certaines zones. Un accompagnement matériel, technique et financier est indispensable pour assurer la réussite de cette ambition nationale.


