Participation du CNDT à la 9ᵉ édition des À A l’occasion de la 9ᵉ édition des Journées d’excellence de la recherche scientifique et de l’innovation du Cameroun (JERSIC), le Comité National de Développement des Technologies (CNDT) a marqué sa présence à travers une exposition stratégique de ses projets technologiques phares, démontrant sa contribution active à la structuration d’un écosystème scientifique au service des priorités nationales.
Placées sous le thème «De la recherche scientifique à l’industrialisation endogène pour une transformation structurelle de l’économie du pays », les JERSIC 2025 ont réuni chercheurs, innovateurs, institutions publiques, entreprises et partenaires internationaux pour promouvoir une science utile, connectée aux réalités socio-économiques. Dans ce contexte, la participation du CNDT, bras technique du Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MINRESI), s’inscrit dans une dynamique d’opérationnalisation des politiques de recherche à fort impact local.
Technologie endogène et réponse aux défis nationaux
Le CNDT a présenté, à travers quatre stands, une série de prototypes et de solutions technologiques orientées vers la résolution de problématiques locales : maîtrise de l’énergie (systèmes solaires intelligents), digitalisation des services publics, innovation médicale, automatisation des procédés agricoles, etc. Chaque solution découle d’un travail collaboratif entre chercheurs, ingénieurs et jeunes développeurs nationaux.
Selon le Dr ÉLE ABIAMA Patrice, Coordonnateur du CNDT, « l’innovation n’a de sens que si elle répond à un besoin réel. Le CNDT agit comme un connecteur entre les chercheurs, les décideurs et les populations, afin d’assurer un transfert technologique efficace. »
L’approche du CNDT repose ainsi sur la valorisation des savoirs locaux, la transformation des idées issues des laboratoires en produits ou services viables, et l’incubation des projets à potentiel économique. L’accent est mis sur une innovation inclusive, accessible, et orientée vers les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Un écosystème technologique camerounais en construction
Cette participation s’inscrit dans un contexte national où l’industrie technologique camerounaise, bien que naissante, affiche des signaux encourageants. Des pôles d’innovation émergent dans les villes universitaires telles que Yaoundé, Douala, Buea et Ngaoundéré, portés par des initiatives publiques, privées ou hybrides. L’écosystème tech camerounais repose sur une jeunesse formée, une diaspora dynamique et un tissu entrepreneurial en maturation.
Les startups dans les domaines de l’agritech, de la fintech, de la santé numérique et de l’intelligence artificielle se multiplient. Parallèlement, des institutions comme l’ANTIC, et le CNDT structurent des politiques de soutien, malgré les défis persistants liés à la connectivité, au financement de l’innovation ou encore à la réglementation.
Le CNDT, à travers sa stratégie, se positionne comme un maillon clé de cette chaîne de valeur technologique, en assurant la passerelle entre la recherche académique et les impératifs de l’industrialisation locale.
Vers une intégration sous-régionale des efforts scientifiques
La 9ᵉ édition des JERSIC a également offert un cadre propice à la coopération scientifique sous-régionale. Des experts venus du Congo, du Tchad et de la République Centrafricaine ont pris part à des panels, renforçant l’idée d’une Afrique centrale plus intégrée dans sa vision de la recherche appliquée et de l’innovation technologique.
« Il est impératif que la science soit mise au service de la transformation économique. Les JERSIC sont un laboratoire d’idées, un espace de co-construction des solutions adaptées à notre environnement africain », a insisté le Coordonnateur du CNDT.

Conclusion : vers une souveraineté technologique africaine
En exposant des solutions endogènes à forte valeur ajoutée, le CNDT confirme son rôle de vecteur stratégique de souveraineté technologique. Sa participation aux JERSIC illustre une volonté claire : bâtir une innovation locale capable de soutenir les efforts d’industrialisation du Cameroun et de la sous-région, tout en améliorant concrètement le quotidien des citoyens.
La consolidation de cette dynamique passe par un renforcement des financements, une meilleure coordination interinstitutionnelle, et la création d’un cadre juridique incitatif à l’innovation locale. À terme, l’objectif est de positionner le Cameroun comme un hub technologique de référence en Afrique centrale.


