L’ancien ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, a officiellement annoncé le 25 juillet 2025, sa candidature à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, sous la bannière du Front National pour la Concorde (FSNC). Lors d’une conférence de presse riche en émotion et en conviction, le leader politique a affirmé vouloir incarner une rupture patriotique et offrir aux Camerounais une transition pacifique, éthique et inclusive.
« Je ne viens pas devant vous en tant qu’homme politique ordinaire, mais en tant que citoyen, père, patriote et candidat de la transition », a-t-il lancé, soulignant que son engagement est né d’une profonde remise en question des dérives actuelles du système.
Une candidature de rupture assumée
Issa Tchiroma a affirmé avec force qu’il n’a jamais été prisonnier d’un régime, mais un serviteur de l’État, agissant selon les principes de la responsabilité républicaine. Il dit avoir choisi la rupture lorsqu’il a constaté que l’éthique disparaissait des institutions et que la dignité du peuple n’était plus une priorité.
« Ma décision n’a pas été un calcul politique mais un acte de conscience. »
Revenant sur son bilan ministériel, l’ancien membre du gouvernement a tenu à rappeler ses contributions majeures aux départements qu’il a dirigés : modernisation des infrastructures, digitalisation du permis de conduire, création des Aéroports du Cameroun (ADC), ouverture de l’espace aérien, réforme de la CRTV, États généraux de la communication, et surtout, valorisation de la formation professionnelle avec la mobilisation de 15 milliards de FCFA auprès de partenaires internationaux.
Une vision claire : un mandat unique de transition
Le président du FSNC a détaillé sa vision pour l’avenir, articulée autour d’un mandat unique de transition, au terme duquel il s’engage à transférer le pouvoir à une nouvelle génération. Sa feuille de route inclut notamment :
La formation d’un gouvernement d’union patriotique associant opposition, société civile et diaspora ;
L’adoption d’une charte d’éthique nationale ;
La limitation des mandats et la révision du code électoral avec introduction du bulletin unique et d’un scrutin présidentiel à deux tours ;
La mise en place d’un État fédéral pour une meilleure redistribution des pouvoirs ;
L’attribution à chaque Camerounais d’un métier, d’une profession valorisante ;
Et surtout, la préparation d’une transition générationnelle, centrée sur la jeunesse et les femmes.
« Je tends la main à la jeunesse, à la diaspora, aux femmes… Ensemble, écrivons une nouvelle page de notre histoire. »
Des attaques et une détermination inébranlable
Le candidat du FNC n’a pas manqué de dénoncer les attaques orchestrées contre sa personne et son parti, évoquant la création suspecte de partis concurrents en un temps record. Selon lui, ces manœuvres ne font que confirmer la crédibilité et la menace que représente sa candidature pour le pouvoir en place.
« Ma candidature n’est ni de façade, ni de compromis. Elle est portée par un appel populaire irrésistible. »
Un appel aux médias et au peuple
Dans son adresse finale, Issa Tchiroma a lancé un appel solennel aux journalistes : « Je ne vous demande pas de me croire sur parole, mais de vérifier, d’enquêter et de faire confiance à l’intégrité. » Il a également assuré qu’il est prêt à servir le peuple camerounais avec honnêteté, courage et détermination.
« Le moment est venu, non seulement de faire campagne, mais d’écrire l’histoire ensemble. Reprenons la parole, reprenons le pouvoir et préparons la relève. Le peuple est prêt. Et moi, je suis prêt. »


