
À l’occasion d’un grand meeting organisé le jour de la commémoration de l’assassinat de Ruben Um Nyobè, père de la lutte indépendantiste camerounaise, Issa Tchiroma Bakary a été désigné candidat de l’Union pour le Changement à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
Dans un discours empreint de symbolisme et de fermeté, l’ancien ministre de la Communication a affirmé que cette date marquait « le retour de la flamme des héros » et le début d’un combat décisif pour l’alternance au Cameroun.
« Aujourd’hui, vous m’avez confié l’immense honneur d’être le candidat consensuel du peuple. J’accepte cette mission avec humilité, gravité et détermination »,
a déclaré Tchiroma devant une foule de militants et de sympathisants.
Un programme de transition limité à 3 à 5 ans
Le nouveau porte-étendard de l’opposition a annoncé qu’il ne briguerait qu’un seul mandat de transition d’une durée de trois à cinq ans. Parmi ses priorités, il a cité :
La réconciliation nationale et la fin des conflits internes,
Un audit complet de l’État,
Une réforme de la Constitution et du Code électoral,
L’instauration de la double nationalité,
L’insertion professionnelle des jeunes et des femmes,
L’accès généralisé à l’électricité et à Internet,
Et surtout, l’organisation d’élections libres et transparentes.
« Je ne trahirai jamais le peuple, même si cela doit me coûter la vie », a-t-il lancé, promettant de protéger chaque voix et chaque bulletin le jour du scrutin.
Face au président sortant
Issa Tchiroma s’est directement adressé au chef de l’État en exercice, au pouvoir depuis 43 ans : « Vous avez un bilan, moi j’ai un programme. Sortez de vos palais et venez débattre devant le peuple. »
Il a accusé le régime de gouverner « par la peur, la manipulation et la division », tout en se présentant comme le porteur de « l’espoir, de la réconciliation et de l’unité ».
Un appel à l’opposition et à la diaspora
Le candidat de l’Union pour le Changement a également tendu la main aux autres forces politiques, à la société civile et à la diaspora : « L’heure n’est plus aux égos, ni aux querelles. Cette victoire ne sera pas celle d’un homme, ni d’un parti, mais celle du peuple camerounais. »
Une campagne placée sous le signe d’Um Nyobè
En choisissant le 13 septembre, jour anniversaire de la mort de Ruben Um Nyobè, pour son investiture, Issa Tchiroma a voulu placer sa candidature sous le signe du sacrifice et de la mémoiredes martyrs.
« Le 12 octobre, le peuple devra choisir entre la continuité du désastre et la transition de l’espoir », a-t-il conclu, sous les ovations de ses partisans.
Martin Donald Ngane


