Dans l’enceinte historique du Musée ethnographique et d’histoire des peuples de la forêt d’Afrique centrale, la scène musicale afro-roots camerounaise a vibré au rythme d’un spectacle hors du commun. Ce vendredi 12 décembre 2025, Cécile Eke, figure emblématique de la musique contemporaine enracinée dans les traditions, a proposé à son public une soirée immersive intitulée « Minlang » pour présenter officiellement son nouvel album Bewa’a devant un public enthousiaste.
Minlang : plus qu’un concert, un rituel de partage
Dès l’ouverture des portes à 17 h, l’atmosphère s’est chargée d’une énergie singulière. Minlang — terme signifiant “causeries” ou “conversations” dans la langue locale ekang — n’a pas été seulement un concert, mais un véritable espace de récits, de mémoire et d’émotion. Cécile Eke y a alterné histoires personnelles, réflexions sur son héritage culturel et performances musicales, invitant son public à un voyage intime au cœur de son univers artistique.
L’artiste a dévoilé les titres de Bewa’a, un album composé de neuf morceaux principaux et deux hors-série qui explorent les racines profondes de l’identité Ekang. Fidèle à sa signature musicale, Cécile Eke y mêle avec subtilité rythmes traditionnels, soul, jazz et folk, créant une œuvre à la fois contemporaine et profondément ancrée dans le patrimoine culturel.
Un lieu significatif pour une œuvre enracinée
Le choix du Musée ethnographique et d’histoire des peuples de la forêt d’Afrique centrale n’est pas anodin. Cet écrin culturel de Yaoundé, dédié à la mémoire et aux traditions des peuples forestiers, a offert un cadre idéal pour une œuvre qui célèbre l’identité, l’histoire et les modes de vie ancestraux. Entre objets rituels, artefacts et témoignages du passé, le musée a résonné des voix et des sonorités qui structurent la musique de Cécile Eke.
Un spectacle riche en surprises
Aux côtés de l’artiste, le public a pu découvrir la complicité d’invités prestigieux, dont le baryton Jacques-Greg Belobo figure marquante de la scène musicale locale. L’orchestre, dirigé par le talentueux Joseph Ebodé, a accompagné chaque moment fort de la soirée, mêlant chants, percussions et dialogues avec le public.
Réactions et perspectives
À la sortie du musée, les spectateurs ne cachaient pas leur enthousiasme. Beaucoup ont salué la profondeur émotionnelle du spectacle et la vision artistique ambitieuse de Cécile Eke, qui réussit à faire dialoguer tradition et modernité dans un format innovant. Pour de nombreux mélomanes, Bewa’a marque une nouvelle étape dans la carrière d’une artiste en constante évolution.


