
L’histoire contemporaine de la tradition TIKAR s’est enrichie d’une page majeure. Au terme d’une tournée traditionnelle d’envergure, empreinte d’une forte charge symbolique et spirituelle, Haïra Berylie a été officiellement intronisée au sein de plusieurs chefferies TIKAR, scellant ainsi une reconnaissance coutumière rare et profondément significative.
De Magba à Nditam, en passant par Bankim, Ngambé-Tikar et Manté, chaque palais royal a organisé sa propre cérémonie rituelle, dans le strict respect des us et coutumes ancestrales. Danses traditionnelles, rites de purification, paroles sacrées et gestes symboliques ont rythmé ces moments solennels, traduisant l’attachement profond du peuple TIKAR à son héritage culturel et spirituel et à cette nouvelle reine.

Une reconnaissance coutumière d’envergure
À l’issue de cette tournée, un fait majeur s’est imposé : Haïra Berylie est désormais reconnue par la tradition comme Reine des Tikars. Une distinction d’exception, portée non par une simple proclamation, mais par l’autorité coutumière, la mémoire collective et l’héritage spirituel transmis de génération en génération.
Selon les gardiens de la tradition, cette intronisation répond à un appel ancestral longtemps resté silencieux. Un héritage mystique, transmis par sa grand-mère, aurait guidé cette destinée singulière.
« La couronne était là, invisible, mais elle attendait son heure », confie une source proche des cercles traditionnels.
Aujourd’hui, cette couronne trouve toute sa légitimité dans l’acceptation des chefferies et la reconnaissance des anciens.

Entre songes mystiques et accomplissement spirituel
Cette dimension spirituelle a été publiquement revendiquée par la Reine elle-même, dans une déclaration poignante publiée sur sa page Facebook officielle, révélant la profondeur intime de son parcours :
« Ce serpent magique est venu dans mes rêves plusieurs fois il y a six ans, jusqu’au point où j’ai décidé de le tatouer sur mon corps. Aujourd’hui, je l’ai vu face à face et voici sa peau que je ramène avec moi. Allahu Akbar. Vive la culture Tikar. »
Ces mots, lourds de symboles, résonnent avec les récits initiatiques de la tradition TIKAR, où le rêve, l’animal sacré et la révélation spirituelle constituent des passerelles entre le monde visible et l’invisible.
Émotion, mémoire et réconciliation
Au-delà du protocole et des rites, cette consécration est également chargée d’une forte émotion personnelle. Elle ravive des liens anciens nourrit: Respect, admiration et fierté, et semble ouvrir la voie à une réconciliation symbolique entre le passé et le présent. Le temps, loin d’effacer les liens, apparaît ici comme un appel à leur renaissance.
Une page nouvelle de l’histoire TIKAR
En consacrant Haïra Berylie, la tradition TIKAR affirme sa vitalité et sa capacité à dialoguer avec le monde contemporain sans renier ses fondements. Cette intronisation marque un tournant, non seulement pour la concernée, mais aussi pour l’histoire culturelle et spirituelle du peuple TIKAR, au Cameroun et dans la diaspora. L’écho de cette désignation inédite fait encore le tour de la toile.
Félicitations à Sa Majesté Haïra Berylie.
Martin D. Ngane/Kamer Infos Plus



