Le 18 mars 2026, le Comité Interministériel des Infrastructures Ferroviaires (COMIFER), présidé par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, s’est réuni pour examiner l’état d’avancement des projets stratégiques de modernisation du réseau ferroviaire national. L’objectif : assurer une synergie optimale entre l’État et le concessionnaire CAMRAIL afin de renforcer la mobilité et la compétitivité du Cameroun dans la sous-région.
Une session stratégique pour le développement ferroviaire
Cette 47ᵉ session ordinaire du COMIFER a réuni, outre le président, le Ministre Délégué auprès du MINT, Njoya Zakariaou, le Secrétaire général du ministère, l’Inspecteur général, le tout nouveau Directeur Général de CAMRAIL, ainsi que les représentants des administrations membres du comité.
L’ordre du jour a porté sur les engagements réciproques de l’État concédant et de CAMRAIL, en lien avec les investissements prévus sur le réseau ferroviaire national.
Le Programme Quinquennal n°2 : un moteur pour la modernisation
Le MINT a rappelé que plusieurs chantiers structurants entrent actuellement dans une phase critique. Grâce au Programme Quinquennal n°2 (PQ2), financé à hauteur de 350 milliards de FCFA par des partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale, la BEI, l’AFD et l’UE, le Cameroun ambitionne de moderniser ses lignes ferroviaires et d’améliorer la performance du corridor rail-route Douala-N’Djamena (PCDN), ainsi que de renouveler la ligne Belabo-Ngaoundéré (PRBN).
« La réussite du PQ2 dépend d’une synergie parfaite entre l’État et le concessionnaire », a insisté le ministre. Il a également rappelé l’importance de mettre en conformité la convention de concession avec la loi n°2023/010 et de finaliser la signature de l’avenant n°3 à la concession.
Investissements clés et projets structurants
Parmi les dossiers prioritaires figurent :
L’acquisition de 25 nouvelles voitures voyageurs, pour sécuriser et moderniser le transport des passagers.
Les projets d’extension du réseau ferroviaire, notamment les lignes Ngaoundéré-N’Djamena, Edéa-Kribi-Lolabe-Campo et Mbalam-Kribi, considérées vitales pour le positionnement du Cameroun dans la sous-région.
Le suivi des activités préparatoires à l’exploitation de la bauxite du projet Camalco, afin d’assurer une coordination efficace avec les acteurs industriels et gouvernementaux.
Le ministre a rappelé la nécessité pour CAMRAIL de renforcer ses effectifs et d’accompagner l’État dans la supervision du PQ2, y compris le lancement des appels d’offres pour les fournitures liées au programme.
Vers un réseau ferroviaire moderne et compétitif
Au terme de la session, le COMIFER s’est félicité de la qualité des échanges et a recommandé aux administrations concernées d’accélérer :
La rétrocession de la carrière d’Ebaka,
L’achèvement de l’instruction des projets liés au matériel roulant voyageurs,
La consolidation des structures prévues par la loi pour relancer et moderniser le secteur.
Ces initiatives visent non seulement à moderniser le réseau ferroviaire national, mais aussi à renforcer le rôle du Cameroun comme hub logistique régional, capable d’assurer un transport efficace des marchandises et des passagers à travers l’Afrique centrale.
Une vision prospective
Avec ces mesures, le gouvernement place le secteur ferroviaire au cœur de sa stratégie de développement économique et de compétitivité régionale. La modernisation du réseau et l’extension des lignes constituent autant d’opportunités pour les entreprises, les investisseurs et les jeunes professionnels désireux de participer à la transformation du transport ferroviaire au Cameroun.



