Genève, Suisse, 24 Avril 2026-/African Media Agency(AMA)/- « Juste deux...
Le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry, a lancé une vaste opération de lutte contre l’exploitation illégale de l’or dans le département du Lom-et-Djérem, région de l’Est Cameroun. À Betaré-Oya comme à Zembe Borongo, une mission conjointe réunissant le MINMIDT, la SONAMINES, la SNPPK et les forces de sécurité a mené une descente musclée sur plusieurs sites d’exploitation artisanale semi-mécanisée. L’opération a abouti à la saisie des engins présents sur les sites, au démantèlement des unités de production, à la destruction des installations électriques illégalement mises en place ainsi qu’à l’injonction formelle faite aux exploitants de libérer immédiatement les lieux.
Cette mission « coup de poing » marque une nouvelle étape dans la volonté des pouvoirs publics de mettre fin à l’exploitation anarchique de l’or au Cameroun. Le Pr Fuh Calistus Gentry a rappelé avec fermeté qu’« il n’est pas possible de mener une exploitation minière artisanale semi-mécanisée dans un permis de recherche », dénonçant ainsi les nombreuses dérives observées sur le terrain.
Pour cette première phase des opérations dans la région de l’Est, la délégation gouvernementale s’est notamment rendue sur les sites de Climat Doubaï et Bozen Mining à Betaré-Oya, ainsi que Shen-Xin et Galaxy Mining dans la localité de Zembe Borongo.
Au-delà des mesures coercitives, le membre du gouvernement a également mis en avant les alternatives légales mises à disposition des opérateurs miniers. Il a rappelé qu’un espace de plus de 3000 km² dédié à l’exploitation semi-mécanisée de l’or est désormais disponible pour les investisseurs souhaitant exercer dans le strict respect de la réglementation.
Le ministre a par ailleurs réitéré les quatre exigences majeures imposées aux exploitants :
le respect des obligations environnementales, notamment le paiement d’une caution de 63 millions FCFA pour 21 hectares ainsi que l’obtention d’une certification de conformité environnementale ;
le respect des obligations fiscales comprenant 25 % de l’impôt synthétique minier libératoire, 5 % de taxe d’exportation et 1,5 % destinés au fonds de mise en œuvre de la politique minière ;
l’engagement d’un seuil minimal de production fixé selon le nombre de bols constatés par les autorités compétentes, avec un minimum de 5 kg d’or par mois ;
l’innovation technologique avec l’obligation de migrer, dans un délai de six mois, vers un système d’exploitation de l’or à vase clos, présenté à plusieurs reprises aux opérateurs du secteur.
À travers cette offensive, les autorités camerounaises entendent restaurer l’ordre dans le secteur minier artisanal semi-mécanisé, renforcer la traçabilité de l’or produit localement et promouvoir une exploitation plus responsable, conforme aux normes environnementales et économiques nationales.