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Cameroun-Dialogue social : le MINTSS désamorce une crise majeure dans les transports et confirme sa capacité d’anticipation

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Le Cameroun a évité de justesse une paralysie redoutée de son secteur des transports. Alors qu’un mot d’ordre de grève devait entrer en vigueur ce mardi 26 mai 2026, le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS) a réussi, grâce à une réaction rapide et à un dialogue social soutenu, à désamorcer une crise aux conséquences potentiellement lourdes pour l’économie nationale et la mobilité des populations.

C’est dans ce contexte particulièrement tendu que le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona, a présidé, le 25 mai 2026, une importante réunion de crise avec les syndicats des travailleurs du secteur des transports, notamment les représentants des taxis, motos-taxis et autres corporations professionnelles.
Par cette initiative menée en urgence à la veille du mouvement annoncé, le MINTSS a une nouvelle fois démontré son rôle central dans la prévention des conflits sociaux au Cameroun. En privilégiant l’écoute, la concertation et l’apaisement, le département ministériel a su instaurer un climat propice à des échanges constructifs, évitant ainsi un blocage qui menaçait de perturber gravement les activités économiques et sociales du pays.

Durant plusieurs heures, les discussions entre le gouvernement et les représentants syndicaux se sont déroulées dans une atmosphère franche mais responsable. À l’issue des travaux, les responsables syndicaux ont salué la qualité des échanges ainsi que l’implication personnelle du ministre.
Prenant la parole au nom du collectif des signataires du mémorandum adressé au Premier ministre le 19 mars 2026, Jean Collins Ndefossokeng, vice-président du CGSTC, a reconnu l’importance de la présence d’un véritable « décideur » à la table des négociations. Selon lui, cette implication directe du ministre a permis d’aborder avec sérieux et efficacité l’ensemble des préoccupations soulevées par les travailleurs du secteur.

Les 13 points contenus dans le mémorandum ont ainsi été examinés en profondeur. Le Ministre Grégoire Owona a reconnu la pertinence des revendications formulées par les syndicats, tout en s’engageant à saisir les différents départements ministériels concernés afin que des concertations sectorielles soient organisées dans les meilleurs délais.
Parmi les préoccupations majeures évoquées figurent la lutte contre le transport clandestin, considéré comme un facteur de désordre et de concurrence déloyale dans le secteur. Les syndicats ont également dénoncé l’expansion des plateformes numériques de transport, accusées d’exercer leurs activités dans un environnement insuffisamment régulé, au détriment des transporteurs traditionnels.
La situation des motos-taxis a occupé une place importante dans les discussions. Les représentants syndicaux ont dénoncé les difficultés auxquelles font face des milliers de conducteurs ne disposant pas de documents administratifs en règle, exposés selon eux à des pratiques de racket répétées. Ils réclament une vaste opération de régularisation afin de sortir ces travailleurs de la précarité.
Les transporteurs ont également attiré l’attention du gouvernement sur la circulation d’assurances falsifiées, l’opacité du marché des assurances dans le transport, ainsi que la nécessité urgente de réformer le Fonds Routier, jugé peu efficace dans sa mission d’entretien des infrastructures routières.

Autre sujet sensible abordé : les contrôles routiers effectués par certaines unités de la gendarmerie territoriale, jugés excessifs et parfois discriminatoires par les syndicats, qui ont plaidé pour une harmonisation des pratiques sur le terrain.
Malgré l’ampleur des frustrations exprimées, les syndicats ont finalement décidé de suspendre le mot d’ordre de grève, privilégiant ainsi la voie du dialogue. Une décision qui traduit la confiance accordée aux engagements pris par le MINTSS.
« L’essentiel pour nous n’est pas tant de faire la grève, mais d’obtenir des solutions à nos problèmes », a déclaré Jean Collins Ndefossokeng, illustrant ainsi l’esprit de responsabilité qui a marqué cette rencontre.
Cette issue favorable met en lumière l’efficacité de la stratégie d’anticipation et de gestion préventive des conflits sociaux développée par le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale. Sous l’impulsion du Ministre Grégoire Owona, le dialogue social apparaît plus que jamais comme un levier essentiel de stabilité sociale au Cameroun.
En agissant avec célérité avant le déclenchement effectif du mouvement d’humeur, le MINTSS confirme sa volonté constante de privilégier la médiation, la concertation et la recherche de solutions consensuelles aux préoccupations des travailleurs. Une démarche saluée par de nombreux observateurs comme un signal fort en faveur de la paix sociale et de la préservation de l’intérêt général.

 

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