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Gouvernance sportive : le président de la FECASDI appelle à plus de transparence dans la gestion des missions internationales

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Le débat sur la gouvernance du sport camerounais refait surface. À travers une sortie remarquée à l’issue d’une récente compétition internationale, le président de la Fédération Camerounaise des Sports pour Déficients Intellectuels (FECASDI), Jean Marie Aleokol Mabieme, plaide pour une réforme du fonctionnement des missions sportives et une clarification des responsabilités entre les différents acteurs impliqués.

Un appel à l’écoute des fédérations sportives

Lors de la cérémonie d’accueil de la délégation camerounaise au ministère des Sports et de l’Éducation Physique (Minsep), le responsable fédéral avait interpellé les autorités sur ce qu’il considère comme des difficultés persistantes dans l’organisation et la gestion des déplacements internationaux.

Selon lui, cette démarche ne visait ni à créer une polémique ni à remettre en cause les institutions, mais plutôt à ouvrir un cadre d’échanges permettant aux présidents de fédérations d’exprimer les réalités auxquelles ils sont confrontés sur le terrain.

Jean Marie Aleokol Mabieme affirme avoir souhaité la tenue d’une concertation entre le ministère et les responsables des fédérations afin d’identifier les obstacles qui freinent l’efficacité des missions sportives.

La gestion financière des missions remise en question

Au cœur de ses préoccupations figure la gestion des ressources financières mises à disposition lors des compétitions internationales.

Le président de la FECASDI estime que les billeteurs, dont la mission consiste principalement à assurer le suivi administratif et financier des dépenses, se retrouvent parfois au centre des décisions budgétaires, créant selon lui une confusion des rôles avec les responsables fédéraux.

Cette situation, explique-t-il, peut engendrer des incompréhensions et des difficultés dans le règlement de certaines prestations après les compétitions. Il plaide ainsi pour une définition plus claire des responsabilités afin d’éviter les conflits et de garantir une meilleure traçabilité des fonds publics.

Une préoccupation partagée par plusieurs fédérations

Pour Jean Marie Aleokol Mabieme, les interrogations soulevées dépassent le cadre de la seule FECASDI.

Il affirme que plusieurs dirigeants sportifs rencontreraient des difficultés similaires, sans toujours oser les exprimer publiquement. D’où son plaidoyer en faveur d’un dialogue institutionnel capable de recueillir les préoccupations des fédérations et de proposer des solutions durables.

Selon lui, l’amélioration de la gouvernance financière constitue une condition essentielle pour renforcer la crédibilité du mouvement sportif national.

Le sport adapté en quête d’une plus grande reconnaissance

Au-delà des questions administratives, le président de la FECASDI attire également l’attention sur la situation des athlètes vivant avec une déficience intellectuelle.

Il rappelle que ces sportifs représentent dignement le Cameroun lors des compétitions internationales malgré des moyens souvent limités. Il souligne notamment la participation du Cameroun à une compétition organisée à Tunis, où le pays était le seul représentant africain dans les épreuves réservées aux athlètes déficients intellectuels.

Pour lui, cette présence et les résultats obtenus témoignent du potentiel du sport adapté et justifient un accompagnement plus important des pouvoirs publics.

Des primes jugées modestes face aux sacrifices des athlètes

Concernant les récompenses accordées aux sportifs, Jean Marie Aleokol Mabieme reconnaît que certaines attentes n’ont pas été entièrement satisfaites.

Il rappelle toutefois que les montants alloués dans le cadre du sport adapté restent largement inférieurs à ceux observés dans les disciplines les plus médiatisées. Une situation qui, selon lui, mérite réflexion au regard des efforts consentis par ces athlètes et des difficultés sociales auxquelles beaucoup sont confrontés.

Pour une gouvernance sportive plus efficace

Malgré ses critiques, le président de la FECASDI insiste sur sa volonté de contribuer à l’amélioration du système sportif national. Il affirme ne nourrir aucune hostilité envers les autorités sportives et souhaite avant tout l’ouverture d’un dialogue constructif.

À ses yeux, une meilleure coordination entre le ministère, les fédérations et les différents intervenants des missions internationales permettrait non seulement d’améliorer la gestion des ressources, mais également d’offrir aux athlètes camerounais, notamment ceux en situation de handicap, des conditions plus favorables à la performance et au rayonnement du pays sur la scène internationale.

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