Les premières Assises de l’Association des Élus Français d’Origine ou de Nationalité Camerounaise (EFRACAM) ont officiellement ouvert leurs portes ce 8 juillet 2026 dans la salle Ongola Samba du Conseil régional du Centre à Yaoundé. Cette rencontre d’envergure réunit des élus locaux camerounais et français, des partenaires institutionnels, des opérateurs économiques ainsi que des membres de la diaspora engagés dans le développement des territoires.
Placées sous le signe du dialogue, de la coopération décentralisée et du développement économique, ces assises se veulent un cadre privilégié de réflexion et d’échanges entre les collectivités territoriales des deux pays afin de favoriser l’émergence de partenariats concrets et durables.
L’un des temps forts de la cérémonie d’ouverture a été l’intervention du Directeur du Port de Bordeaux, qui a réaffirmé l’intérêt stratégique que représente le Cameroun pour la France et particulièrement pour sa plateforme portuaire.
« Le Cameroun est un partenaire stratégique pour la France. Le Cameroun a une production qui intéresse la France et Bordeaux. Son dynamisme économique et son dynamisme démographique font du Cameroun un pays riche et intéressant », a-t-il déclaré.
Pour le responsable français, les liens entre Bordeaux et le Cameroun reposent sur des complémentarités naturelles qu’il convient aujourd’hui de renforcer. Il a ainsi plaidé pour la mise en place de nouvelles chaînes logistiques et industrielles capables de stimuler davantage les échanges commerciaux entre les deux pays.
« Le Cameroun est un partenaire naturel pour le Port de Bordeaux. Nous avons un intérêt tout particulier à nous tourner vers le Cameroun. Nous devons développer ensemble de nouvelles logistiques industrielles, bâtir une souveraineté dans nos échanges et promouvoir des intérêts gagnant-gagnant », a-t-il souligné.
Au-delà des opportunités économiques, les assises mettent également en lumière le rôle central de la coopération décentralisée dans le rapprochement entre les territoires camerounais et français. EFRACAM entend ainsi servir de trait d’union entre les collectivités, les institutions et les acteurs du développement des deux rives.
Dans son allocution, le président d’EFRACAM, Pierre de Gaëtan Djikam Mouliom, a rappelé la vocation de l’association à créer un espace permanent de dialogue et de collaboration.
« EFRACAM offre une plateforme privilégiée de dialogue entre les collectivités territoriales décentralisées camerounaises et françaises, les partenaires institutionnels ainsi que les acteurs du développement. Ces assises rassemblent autour d’un même idéal des femmes et des hommes engagés dans la République française mais profondément attachés à leur pays d’origine, le Cameroun », a-t-il affirmé.
Le président d’EFRACAM a également tenu à souligner la continuité des actions menées par l’organisation sur le terrain, rejetant l’idée d’un simple retour symbolique au Cameroun.
« EFRACAM n’a jamais quitté le Cameroun. Nous ne sommes pas de retour. Nous poursuivons la dynamique que nous avons enclenchée il y a deux ans à travers des démarches concrètes », a-t-il déclaré sous les applaudissements de l’assistance.
Durant cinq jours, les participants auront l’occasion d’explorer diverses pistes de coopération dans des domaines aussi variés que la gouvernance locale, l’investissement, les infrastructures, l’économie, la formation ou encore le développement territorial. À travers ces échanges, EFRACAM ambitionne de transformer les liens historiques et humains entre la France et le Cameroun en projets structurants capables de générer des retombées concrètes pour les populations.
Ces premières assises apparaissent ainsi comme une étape importante dans le renforcement des relations entre les collectivités des deux pays et dans la construction de partenariats durables fondés sur la confiance, la solidarité et le développement partagé.


