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mardi, juin 16, 2026
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Industrialiser chaque ville du Cameroun : une ambition, pas un slogan

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Sur une carte du Cameroun, elle a tracé des cercles. Dix cercles, un par région, chacun correspondant à une usine à construire, à des ressources à transformer, à des hommes et des femmes à recruter et à former. Ce n’est pas un rêve de stratège dessiné sur un coin de tableau blanc lors d’une conférence internationale. C’est le plan de travail de Lisette Claudia TAME NJAMBE, industrielle, fondatrice d’Africa Processing Company SA, et l’une des voix les plus convaincantes que le Cameroun ait produites sur la question de son propre développement.

Le temps des plans, pas des discours

Le Cameroun a une longue habitude du discours sur l’industrialisation, des tables rondes qui s’ouvrent avec solennité et se ferment sans lendemain, des rapports qui circulent entre ministères et finissent dans des armoires, des déclarations d’intention que chaque nouveau plan de développement relaye sans les transformer en actes. Lisette Claudia TAME NJAMBE a observé cette répétition avec la patience de quelqu’un qui sait qu’elle n’a pas le temps d’y participer.

Elle a préféré construire. D’abord à Mbankomo, dans la région du Centre, où la première usine d’Africa Processing Company SA a vu le jour dans un espace de soixante-six mètres carrés, sans subvention d’État, sans capital hérité, avec pour seul carburant une méthode rigoureuse et une conviction que rien n’a entamée. Puis à Ngolambélé, dans la région de l’Est, enclavée, peu industrialisée, là où précisément personne n’attendait une usine de transformation du cacao certifiée aux normes internationales. Deux sites. Plus de 500 emplois créés. Une place dans le top 5 des transformateurs de cacao au Cameroun.

Ce socle n’est pas le point d’arrivée. C’est le point de départ d’un plan dont l’ambition dépasse de loin ce qui a déjà été accompli : dix usines, une par région, cinq mille emplois directs et indirects à créer à travers tout le pays. Un programme d’industrialisation décentralisée que Lisette Claudia TAME NJAMBE ne présente pas comme une vision, mais comme la suite logique et inéluctable de ce qu’elle a déjà prouvé être faisable.

La richesse qui dort dans chaque territoire

Il y a quelque chose de paradoxal dans la géographie économique du Cameroun, un pays qui produit du cacao, du café, du bois, de l’hévéa, du coton, des tubercules, des ressources halieutiques, et qui regarde depuis des décennies cette richesse quitter ses frontières sous forme brute pour revenir transformée, conditionnée, labellisée, vendue à des prix que ses propres populations peinent parfois à payer. C’est ce paradoxe que Lisette Claudia TAME NJAMBE a grandi à observer, d’abord dans la maison familiale d’un père agro-industriel pionnier, puis dans ses propres années de terrain au sein de la filière cacao.

Sa réponse à ce paradoxe n’est pas idéologique. Elle est opérationnelle. Si le cacao du Centre peut être transformé à Mbankomo, alors le coton du Nord peut être transformé dans le Nord, les ressources forestières du Sud peuvent alimenter une industrie du bois dans le Sud, les productions maraîchères de l’Ouest peuvent nourrir une chaîne de transformation agro-alimentaire dans l’Ouest. Chaque région porte en elle la matière première de sa propre industrie. Ce qu’il faut, c’est l’opérateur capable de lire cette ressource et d’y implanter l’unité qui lui correspond.

C’est précisément ce que Lisette Claudia TAME NJAMBE entend faire, non pas répliquer dix fois le même modèle dans dix endroits différents, mais concevoir pour chaque territoire l’industrie qui lui est propre, adaptée à sa ressource dominante, à ses besoins en emplois, à sa réalité logistique. Une industrialisation sur mesure, à l’opposé des projets standardisés qui s’implantent sans égard pour les spécificités locales et disparaissent faute d’ancrage réel.

Cinq mille emplois : ce que le chiffre cache et révèle

Cinq mille emplois directs et indirects. Derrière ce chiffre, si l’on prend la peine de le déconstruire, se dessine une réalité sociale d’une tout autre ampleur. Un emploi industriel stable, c’est un foyer dont le budget devient prévisible, un enfant dont la scolarité ne dépend plus des aléas d’une récolte, un loyer payé à date fixe, une consommation locale qui fait vivre des commerçants, des prestataires, des artisans. L’emploi industriel ne crée pas seulement des revenus. Il crée de la stabilité, et la stabilité est le fondement de tout développement territorial durable.

Lisette Claudia TAME NJAMBE a intégré cette réalité dans la façon même dont elle conçoit l’entreprise industrielle. Au sein d’Africa Processing Company SA, elle a institutionnalisé un accompagnement qui va au-delà de la fiche de paie : ses collaborateurs sont suivis dans leurs projets professionnels comme dans leurs projets personnels, parce qu’elle croit que la performance d’une industrie se construit sur la qualité de vie de ceux qui la font tourner. Ce modèle, elle veut le reproduire dans chacune des dix usines à venir. Des trajectoires, pas seulement des postes. Des leviers de développement, pas des enclaves de production.

La crédibilité par la preuve, pas par la promesse

Ce qui distingue le plan de Lisette Claudia TAME NJAMBE de la plupart des projets d’industrialisation qui circulent en Afrique centrale, c’est qu’il s’appuie sur une démonstration déjà faite. Elle n’arrive pas avec une étude de faisabilité et une présentation PowerPoint. Elle arrive avec deux usines qui tournent, des certifications obtenues, des marchés d’exportation ouverts et des comptes d’exploitation qui tiennent. La preuve précède le projet, et c’est cette preuve qui lui donne une autorité que nul discours ne pourrait produire.

Elle a commencé sans rien, ou presque. Pas de capital familial à mobiliser, pas de réseau d’affaires hérité, pas de soutien institutionnel à l’origine. Juste la maîtrise d’une chaîne de valeur qu’elle avait pris le soin d’apprendre de l’intérieur, et la volonté de tenir dans la durée sans attendre que les conditions deviennent idéales. Ce que cela prouve, au-delà de son parcours personnel, c’est que l’industrialisation endogène au Cameroun n’est pas une utopie réservée à ceux qui disposent de capitaux considérables ou de soutiens politiques au plus haut niveau. C’est une réalité accessible à qui sait construire méthodiquement.

Une architecte pour les États

L’ambition de Lisette Claudia TAME NJAMBE déborde les frontières de sa propre entreprise. Ce qu’elle a appris en montant ses usines, en résolvant les problèmes que personne n’avait anticipés, en formant des techniciens dont les métiers n’existaient pas encore dans les écoles camerounaises, en adaptant des procédés industriels aux contraintes réelles d’un territoire enclavé, tout cela constitue un capital d’expertise qu’elle met désormais à la disposition des États africains qui cherchent à industrialiser leurs territoires.

Plans stratégiques d’industrialisation clés en main, montage d’usines de A à Z, conception de mécanismes adaptés à toutes les échelles de production, de la petite unité villageoise au complexe industriel régional. Cette capacité à penser et à opérer à tous les niveaux est le produit direct de quinze années passées à construire dans le concret, à ajuster dans la contrainte, à ne jamais confondre la vision avec la réalité du terrain.

Industrialiser chaque ville du Cameroun n’est pas un slogan qu’elle agite pour séduire une audience. C’est un programme qu’elle a commencé à exécuter, et dont les premières réalisations sont visibles, mesurables, vérifiables. Lisette Claudia TAME NJAMBE en est à la fois l’architecte et le premier chantier. Et elle n’a pas l’intention de s’arrêter avant d’avoir planté une usine dans chaque région de son pays.

Africa Processing Company SA

Mbankomo & Ngolambélé, Cameroun · Marque CA’OLY · Top 5 transformateurs cacao Cameroun · 500+ emplois directs et indirects

 

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