Les travaux de réhabilitation et d’extension de la station de production d’eau potable de Japoma à Douala avancent progressivement, avec pour objectif principal l’amélioration durable de l’accès à l’eau potable dans la capitale économique et ses environs. Le projet est porté par la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) dans le cadre des investissements structurants du secteur de l’eau.
Sur le terrain, plusieurs composantes techniques sont déjà engagées. Elles concernent notamment la réhabilitation des ouvrages de captage d’eau brute au niveau du fleuve Dibamba et du chenal Massoumbou-Japoma, ainsi que la construction et la modernisation de stations de pompage capables d’atteindre un débit de 68 000 m³ par jour chacune. Ces infrastructures constituent la base du renforcement de la production.
Le projet prévoit également la construction d’une nouvelle unité de traitement d’eau potable utilisant une technologie de filtration membranaire, destinée à améliorer la qualité de l’eau distribuée. Une station de refoulement est aussi en cours de réalisation afin d’assurer une meilleure pression et une distribution plus efficace vers les différents quartiers de Douala.
Par ailleurs, des équipements complémentaires sont intégrés au dispositif global. Il s’agit notamment de réservoirs d’eau traitée, d’installations électriques de puissance et de commande, d’un système de supervision et de contrôle (SCADA), ainsi que d’un groupe électrogène de secours destiné à garantir la continuité du service en cas de coupure d’électricité.
À terme, la capacité de production de la station de Japoma devrait passer de 55 000 à 123 000 m³ d’eau potable par jour. Cette augmentation significative devrait permettre d’améliorer l’alimentation en eau de plus d’un million de personnes dans la ville de Douala et ses localités environnantes.
Selon les projections du projet, le taux de desserte pourrait atteindre environ 65 % à la mise en service des nouvelles installations, avec une ambition à long terme de 85 % en milieu urbain et périurbain à l’horizon 2032.
Ce programme s’inscrit dans la stratégie nationale de développement du secteur de l’eau potable et dans les objectifs de développement durable liés à l’accès universel à l’eau et à l’assainissement. Pour les autorités, l’enjeu est d’assurer un service plus fiable, plus régulier et de meilleure qualité pour les populations urbaines en forte croissance.
Au-delà de l’aspect technique, le projet devrait également contribuer à la création d’emplois, au renforcement des compétences locales et à une meilleure gestion des ressources en eau dans la région.


