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mardi, juillet 14, 2026
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L’Afrique doit-elle encore attendre la permission pour réussir sa transition énergétique ?

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À écouter certains discours internationaux, l’Afrique semble encore contrainte de demander l’autorisation avant chaque étape de son développement. Lorsqu’elle exploite ses ressources fossiles pour répondre à ses besoins énergétiques, elle est critiquée. Lorsqu’elle sollicite des financements pour développer les énergies renouvelables, elle doit patienter. Lorsqu’elle revendique son droit à l’industrialisation, elle se retrouve souvent sommée de justifier ses ambitions.
Pourtant, une évidence s’impose : l’Afrique n’est pas responsable de la crise climatique mondiale dans les mêmes proportions que les grandes puissances industrielles. Sa contribution historique aux émissions de gaz à effet de serre demeure marginale, alors même qu’elle subit de plein fouet les effets du dérèglement climatique : sécheresses prolongées, inondations dévastatrices, insécurité alimentaire et vulnérabilité croissante des populations.

Dans le même temps, des centaines de millions d’Africains vivent encore sans accès à une énergie fiable et abordable. Comment parler de transition énergétique à une famille qui n’a pas accès à l’électricité ? Comment exiger une économie verte lorsque des jeunes cherchent des emplois, que des entreprises peinent à produire faute d’énergie et que des structures sanitaires fonctionnent dans des conditions précaires ?
Pour l’Afrique, la transition énergétique ne saurait être réduite à une simple exigence environnementale dictée de l’extérieur. Elle constitue avant tout une question de souveraineté, de justice sociale et de développement économique. Elle doit permettre d’éclairer les foyers, de soutenir l’industrialisation, de renforcer les infrastructures et d’offrir des perspectives à une jeunesse qui représente l’une des plus grandes richesses du continent.
Cette vision est portée par plusieurs acteurs engagés dans la défense d’un modèle de développement durable adapté aux réalités africaines. Parmi eux, Éric Ngueguim, président du Parti Écologique du Cameroun (PEC), se distingue par son engagement constant en faveur de la protection de l’environnement, de la promotion des énergies renouvelables et de la justice climatique. À travers ses prises de position et ses actions sur le terrain, il plaide pour une transition énergétique qui place les populations au centre des décisions et qui valorise les ressources locales au bénéfice des communautés.
Candidat aux prochaines élections législatives et municipales dans le département de la Menoua, dans la région de l’Ouest, Éric Ngueguim défend une vision selon laquelle les enjeux écologiques ne doivent plus être considérés comme des préoccupations secondaires, mais comme des leviers essentiels du développement économique et social. Pour lui, l’accès à une énergie propre, durable et accessible constitue un droit fondamental et un moteur indispensable de la transformation du Cameroun et de l’Afrique.
Le continent dispose pourtant d’atouts exceptionnels. Du Sahara aux côtes atlantiques, des immenses potentiels hydroélectriques d’Afrique centrale aux ressources géothermiques de l’Afrique de l’Est, les opportunités sont considérables. Le soleil, le vent, l’eau, le gaz naturel et les minerais stratégiques indispensables aux technologies vertes placent l’Afrique au cœur de la transition énergétique mondiale.
Mais être au cœur des ressources ne signifie pas être au cœur des décisions. C’est précisément là que réside l’un des principaux défis du continent. L’Afrique veut-elle demeurer un simple fournisseur de matières premières alimentant la transition énergétique des autres, ou souhaite-t-elle devenir un acteur majeur capable de transformer ses richesses en emplois, en infrastructures et en prospérité pour ses populations ?
Cette interrogation dépasse largement le cadre énergétique. Elle touche à l’avenir économique, industriel et géopolitique du continent. Elle interroge également la capacité des dirigeants africains à construire des politiques publiques cohérentes et ambitieuses, capables de concilier protection de l’environnement et développement.
L’heure n’est plus aux injonctions contradictoires ni aux promesses sans lendemain. L’heure est à la construction d’un modèle africain de transition énergétique, conçu par les Africains et pour les Africains. Un modèle qui allie impératifs environnementaux, accès universel à l’énergie, création de valeur locale, innovation et ambition industrielle.
L’Afrique n’a pas besoin qu’on lui accorde la permission de réussir. Elle a besoin de partenariats équilibrés, d’investissements justes et de la reconnaissance de son droit à définir librement sa trajectoire de développement.
Car une transition énergétique véritablement juste ne peut être imposée de l’extérieur. Elle doit être choisie, portée et assumée par les peuples qu’elle est censée servir.
Au fond, la question n’est peut-être plus de savoir si l’Afrique est prête pour sa transition énergétique. La véritable interrogation est de savoir si le monde est prêt à accepter une Afrique qui ne se contente plus de suivre la voie tracée par d’autres, mais qui entend désormais définir elle-même son avenir et prendre toute sa place dans la construction du monde de demain.

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