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Libération des 46 soldats ivoiriens en détention au Mali : GOÏTA « maitre du jeu »

La libération des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis le 10 juillet 2022 après de multiples médiations infructueuses vient présenter aux yeux du monde la fragilité des politiques et des institutions africaines.

Victoire diplomatique ou volonté unilatérale ? la vérité est que la libération des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali est un message fort du gouvernement malien qui vient rabattre les cartes des relations diplomatiques entre les pays de la CEDEAO. En effet, depuis l’arrestation de ces soldats taxés de « mercenaires » et passibles de ce que le gouvernement GoÏta a considéré comme une « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État », les menaces et médiations faites au Mali sont restées sans effets. De la médiation de haut niveau dépêchée par la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le 29 septembre dernier, passant par les médiations ivoiro-togolaise, le statu est resté quo malgré les sanctions de la cedeao.

La leçon de souveraineté de GoÏta à Ouattara

Tout laisse croire à l’issue de cette libération à quelque jour de la fin de leur mission prévue le 10 décembre 2023, qu’en réalité, GoÏta n’éprouvait aucun plaisir à garder en détention ces éléments de l’armée ivoirienne si ce n’est pour prouver à son homologue et à la CEDEAO qu’il ne cédait à aucune menace ni intimidation venant de qui que ce soit. Selon une certaine opinion, si le Président ivoirien était allé en personne s’entretenir avec son homologue malien, le malentendu n’aurait pas perduré. En effet, sachant qu’il était contesté par la cedeao à cause de son mode d’accession au pouvoir et ses tendances d’indépendance totale tant à l’endroit des pays occidentaux que de leurs acolytes d’Afrique, GoÏta voulant confirmer la maitrise de son jeu ne pouvait que faire balader toutes ces médiations à son gré.

Selon un observateur, les soldats ivoiriens étaient arrivés de manière inattendue dans un pays dont les nouveaux hommes forts en place tentaient de prendre la situation à main. Ces éléments prétendus venir en renfort à la force des Nations-Unies en place, ne pouvaient qu’être considérés comme une menace pour le gouvernement en place qui n’avait certainement pas été notifié de leur arrivée.

Cette méfiance qui s’enracine visiblement entre les pays africains est la conséquence de la crise de confiance qui s’installe au fil du temps face à un manque avéré de la volonté de certains dirigeants africain de descendre de la remorque occidentale.

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