
L’écrivain et essayiste Oscar Elimby a présenté son ouvrage Le Magnificat de la pensée blanche : la fin de la barbarie et de la suprématie occidentale, au cours d’une rencontre avec les hommes et femmes de médias, le 15 janvier dernier, au siège de la Librairie du Livre Afrique, à Tsinga.
Publié aux éditions de Midi, cet essai se veut une réflexion critique et engagée sur l’histoire des rapports de domination, de colonisation et de violence attribués aux élites occidentales à travers le monde.
Dans un style direct et sans détour, l’auteur questionne la notion de « race supérieure », longtemps brandie pour justifier les conquêtes, les pillages, les massacres et les occupations militaires.
S’appuyant notamment sur les propos historiques de Jules Ferry, Oscar Elimby revisite le discours colonial et en démonte les fondements idéologiques. Pour l’auteur, la prétendue mission civilisatrice évoquée par certaines figures occidentales s’est traduite, dans les faits, par des pratiques contraires aux valeurs humaines universelles : violences, spoliations, viols, destructions culturelles et économiques.
Toutefois, l’auteur tient à lever toute ambiguïté sur ses intentions. Le Magnificat de la pensée blanche n’est ni un appel à la haine, ni une incitation à la violence ou à la révolte. Il s’agit plutôt, selon lui, d’un travail de conscientisation, destiné à informer, prévenir et inviter les peuples à une lecture lucide de l’histoire contemporaine. « La connaissance est un pouvoir », rappelle-t-il, soulignant que l’accès à l’information constitue un levier essentiel de respect et d’émancipation, notamment pour les jeunes générations.
Dans un contexte mondial marqué par un rééquilibrage des pôles de puissance, Oscar Elimby estime que les certitudes d’hier s’effritent et que nul ne peut se soustraire à ce qu’il appelle la « loi universelle d’actions-réactions ». Son ouvrage s’adresse ainsi à tous les peuples, sans distinction, qui font le choix de la non-violence et de la responsabilité collective.
En citant intégralement certaines figures et déclarations historiques, l’auteur dit vouloir éviter toute interprétation erronée et replacer les faits dans leur contexte réel. Une démarche assumée, qui fait de cet ouvrage un essai polémique mais profondément ancré dans une volonté de débat intellectuel et de remise en question des récits dominants.
Avec Le Magnificat de la pensée blanche, Oscar Elimby propose une lecture critique de l’histoire mondiale et invite à repenser les relations entre les peuples sur la base de la vérité, de la mémoire et du respect mutuel


