En prélude à la Journée mondiale de la liberté de la presse du 3 mai, le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC), bureau du Centre a organisé une marche sportive le vendredi 2 mai 2026. Partis de l’esplanade avant du Stade Omnisports Ahmadou Ahidjo jusqu’au rond-point Longkak, les journalistes ont marché aux côtés de leurs partenaires : RENAPROV, UFRESA Cameroun, Union Transition Francophone, CAMPED et plusieurs acteurs de la société civile. Chacun a pris la parole pour présenter sa structure et ses combats.
Dès 7h30, l’esplanade avant du Stade Omnisports s’est remplie de journalistes en tenue de sport. Banderoles en tête, le cortège du SNJC s’est ébranlé en direction du rond-point Longkak.
Au-delà de l’effort physique, la marche visait à « montrer l’unité de la profession » à la veille du 3 mai. Plusieurs partenaires ont tenu à marquer leur solidarité en prenant part à la marche et en présentant leurs missions lors des haltes.
Les partenaires présents et leurs messages
RENAPROV, entreprise citoyenne aux côtés des médias
Partenaire officiel de la marche, RENAPROV a réaffirmé son engagement auprès des hommes et femmes de médias. Représentée par sa délégation commerciale, l’entreprise a salué « l’initiative du SNJC qui rappelle que la liberté de la presse est un bien commun ». RENAPROV soutient régulièrement les actions de la presse à travers ses produits. M. Peg Jean Jacob, commercial a profité pour sensibiliser les hommes et femmes des médias sur les biens faits de la MASO.

- UFRESA Cameroun : « On néglige trop le sport féminin »
La Secrétaire Générale de l’Union des Femmes Reporters Sportifs d’Afrique (UFRESA), antenne Cameroun, a profité de la tribune pour présenter sa structure.
« Nous sommes composées de femmes journalistes, reporters, techniciennes et communicatrices. Dans un monde où c’est difficile pour une femme de s’imposer, nous avons créé cette association pour donner de la visibilité aux femmes et donner de la visibilité au sport féminin », a-t-elle expliqué.
Son constat : « On a tendance à négliger le sport féminin. La preuve : les Lions Indomptables mobilisent plus que les Lionnes. » L’UFRESA veut inverser la tendance.

- Union de la presse Francophone : « Trop d’individualisme tue la carrière des journalistes »
Jean-Michel Tikam, Secrétaire Général de l’Union de la presse Francophone, ancien cadre syndical, a axé son intervention sur l’encadrement.
« Notre mission est de faire comprendre aux journalistes qu’ils peuvent évoluer ensemble. Il y a trop d’individualisme. Certains, à 56 ans comme moi, sont finis parce qu’ils n’ont pas de plan de carrière », a-t-il déploré.
Il rappelle avoir « fait signer la convention collective des journalistes vers 2008 » et plaide pour plus d’associativité : « Les journalistes prennent les cartes mais ne se mobilisent pas. Ça ne doit pas nous décourager. »

- CAMPED : « Nous élargissons notre action au VIH vers les droits humains »
Débénézare, Directeur des droits humains et du plaidoyer de la CAMPED – Community in Action for Mobilization, Inclusion, Development and Solidarity a présenté sa structure créée en 2009 et légalisée en 2012.
« Nous étions connus pour la lutte contre le VIH. Dorénavant, la CAMPED s’implique dans la défense des droits humains pour les populations clés, la santé, le genre, le développement et le renforcement des capacités », a indiqué Ebenezer Monkam, Directeur des droits humains et du plaidoyer de la CAMPED.
Basée à Titi Garage, l’ONG travaille avec l’Union Européenne et des partenaires diplomatiques. Elle veut « renforcer la collaboration » avec les médias : « Le travail que vous faites a une forte dose de bénévolat. C’est aussi le cas pour nous. »

- IDAY Cameroun : Des « jardins Artemisia » contre le paludisme à l’école
Un acteur de la société civile, basé à Messa, Immeuble Pharmacie Messa 2e étage, a présenté son projet d’éducation.
« Nous travaillons avec les enfants pour porter le plaidoyer des enfants dans les plus hautes instances », a-t-il déclaré. Son ONG accompagne la FENASCO Ligue A, Ligue B et primaire lors des finales nationales pour sensibiliser.
Projet phare achevé : le « Jardin scolaire pédagogique » avec la plante Artemisia pour lutter contre le paludisme en milieu scolaire.
Le 3 mai en ligne de mire
Cette mobilisation du 2 mai lance les activités de la 33e Journée mondiale de la liberté de la presse. Pour le président SNJC-Centre, il s’agit de rappeler que la liberté d’informer reste un combat : protection des journalistes, accès aux sources, précarité, viabilité économique des médias.
La marche s’est achevée au rond-point Longkak dans une ambiance fraternelle, avant les conférences et panels prévus ce samedi 3 mai.
La Rédaction



