Une vidéo virale montrant un employé camerounais flagellé par son employeur dans une entreprise basée à Yaoundé a soulevé une vague d’indignation nationale. Face à la barbarie des images, le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale a brisé le silence pour condamner des actes d’un autre âge.
L’image est insoutenable et circule en boucle sur les plateformes numériques depuis quelques heures : un travailleur camerounais, maintenu dans une position humiliante, subissant des coups de fouet de la part d’un responsable de l’entreprise. Selon plusieurs sources concordantes, les faits se dérouleraient au sein d’une structure à capitaux étrangers (chinoise) basée dans la capitale politique.
Ce spectacle, qualifié de « retour à l’époque coloniale » par de nombreux internautes, a provoqué une onde de choc au sein de l’opinion publique, interpellant directement les autorités sur la protection des nationaux face à certains investisseurs peu scrupuleux.
La réaction ferme du Gouvernement
Ne pouvant rester de marbre devant cette « violation flagrante de la dignité humaine », le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS) a publié un communiqué officiel pour exprimer sa vive indignation.
« Nul employeur, sous quelque prétexte que ce soit, ne saurait se substituer à la loi ni recourir à des pratiques assimilables à des traitements inhumains, dégradants ou humiliants », martèle le communiqué.
Le Ministre rappelle que le cadre légal camerounais, soutenu par les conventions internationales de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), sanctuarise l’intégrité physique et morale du travailleur.
Enquête et sanctions en vue
Loin de se contenter d’une simple condamnation morale, le MINTSS a annoncé le déploiement immédiat de l’Inspection du Travail territorialement compétente. L’objectif est clair :
Diligenter une enquête approfondie sur le site de l’entreprise.
Établir les responsabilités de manière rigoureuse.
Traduire les auteurs de ces sévices devant les instances judiciaires compétentes.

Un appel à la dénonciation
Cet incident remet sous les projecteurs la question de la précarité et des abus subis par les employés dans certaines entreprises privées. Le Ministre a profité de cette sortie pour exhorter les travailleurs à ne plus se murer dans le silence et à utiliser les voies légales pour dénoncer tout abus.
Alors que la tension monte au sein de la société civile, le Gouvernement réaffirme son engagement à assainir l’environnement professionnel camerounais pour qu’il demeure un espace de respect et de décence, loin de toute forme de « justice privée » ou de châtiments corporels.
L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Le peuple, lui, attend des sanctions exemplaires.
Martin Donald Ngane



