L’affaire fait grand bruit et suscite une vive émotion à travers le pays. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant un employé camerounais violemment battu au sein de l’entreprise Sino Mart, a provoqué une onde de choc nationale. Face à l’indignation générale, le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, est intervenu sans délai à travers une descente inopinée au sein de ce super marché le 05 mai 2026.
C’est dans un climat particulièrement électrique que le membre du gouvernement a effectué une descente inopinée sur les lieux des faits. L’objectif : constater la gravité de la situation et rappeler l’autorité de l’État face à des pratiques jugées inacceptables.
Devant une foule remontée, le ministre a tenu un discours ferme, réaffirmant le rôle protecteur de l’État envers les travailleurs :
« Notre rôle est de protéger le travail et les travailleurs en priorité. La République de Paul Biya est encore debout et les lois doivent être respectées »,

a-t-il déclaré.
Interpellations et ouverture d’enquête
Des individus soupçonnés d’implication directe dans les violences ont été interpellés par les forces de l’ordre. Une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
Par ailleurs, les responsables de l’entreprise Sino Mart, ont été convoqués au ministère du Travail. Ils devront répondre des accusations de maltraitance, mais aussi de violations présumées du Code du travail camerounais.
Une colère populaire révélatrice d’un malaise profond
Au-delà de l’acte de violence lui-même, cette affaire met en lumière un malaise social plus large. Sur place, les témoignages recueillis dressent un tableau préoccupant des conditions de travail dans cette structure.
Plusieurs employés dénoncent des rémunérations jugées dérisoires :
« On gagne 30 000 ou 40 000 francs CFA sans assurance, alors qu’un simple studio à Yaoundé coûte au moins 60 000 francs. Comment vivre ? », s’indigne un témoin.
D’autres évoquent un climat de peur et de brutalité :
« On nous frappe pour un rien, avec des câbles ou même des chaînes de moto. C’est inhumain », confie une employée sous couvert d’anonymat.
“Esclaves chez nous” : un cri d’alarme
Le sentiment dominant reste celui d’une exploitation silencieuse. Beaucoup de jeunes, souvent diplômés, affirment accepter ces emplois faute d’alternatives, mais dénoncent un traitement qu’ils jugent dégradant.
« Nous travaillons par dignité, mais on nous traite comme des esclaves chez nous », lance une riveraine, appelant les autorités à agir durablement.
Un test pour l’État de droit
Cette affaire Sino Mart pourrait marquer un tournant dans la régulation des conditions de travail au Cameroun. L’intervention rapide des autorités est perçue comme un signal fort, mais les attentes restent élevées.
L’opinion publique attend désormais des sanctions exemplaires et des mesures concrètes pour garantir la protection des travailleurs, dans un contexte où la précarité de l’emploi expose de nombreux citoyens à des abus.
Affaire à suivre.
Martin Donald Ngane




