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Journée de l’Enfant africain 2026 : la CDHC appelle à garantir l’accès à l’eau et à renforcer la protection des enfants

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À l’occasion de la célébration de la Journée de l’Enfant africain, le 16 juin 2026, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a lancé un appel en faveur d’un accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous les enfants, tout en dénonçant la recrudescence des violences graves commises contre les mineurs.
Placée sous le thème « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », cette journée offre l’occasion de rappeler l’importance des services d’eau et d’assainissement dans la réalisation effective des droits fondamentaux de l’enfant.
Dans sa déclaration, la CDHC souligne que l’accès à l’eau potable et à un environnement sain est consacré par la Constitution camerounaise et renforcé par plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux. La Commission rappelle notamment que la Politique nationale de l’eau, adoptée en 2019 et officiellement lancée en 2025, intègre les engagements du Cameroun relatifs au droit humain à l’eau et à l’assainissement.

La Commission salue les efforts entrepris par les pouvoirs publics et leurs partenaires pour atteindre l’objectif d’un accès universel à l’eau potable et aux services d’assainissement à l’horizon 2030. Elle met en avant la tenue, en avril 2026 à Yaoundé, de la table ronde stratégique du Compact national Eau, destinée à accélérer les investissements et les réformes dans ce secteur essentiel.
Toutefois, la CDHC relève que d’importants défis subsistent. Selon les données citées dans sa déclaration, seulement 70 % de la population camerounaise a accès à l’eau potable, avec de fortes disparités entre les zones urbaines (82 %) et rurales (52 %). L’accès aux installations sanitaires de base demeure encore plus préoccupant, puisqu’il ne concerne que 43 % de la population, contre seulement 22 % en milieu rural.
Parallèlement à ces préoccupations liées à l’eau et à l’assainissement, la Commission exprime sa profonde inquiétude face à la multiplication des actes de violence extrême contre les enfants. Elle condamne avec fermeté les infanticides, filicides, mutilations génitales féminines ainsi que d’autres formes de violences intrafamiliales qui portent gravement atteinte aux droits fondamentaux des enfants.
La CDHC salue à cet effet la conférence de presse gouvernementale organisée le 1er juin 2026 à Yaoundé par plusieurs membres du gouvernement afin de renforcer la riposte contre les violences faites aux enfants et d’améliorer les mécanismes de protection et de prise en charge des victimes.
Dans ses recommandations, la Commission invite le Gouvernement, le Parlement et le pouvoir judiciaire à appliquer une politique de tolérance zéro contre les auteurs de violences et de crimes commis sur les enfants. Elle demande notamment des poursuites judiciaires accélérées et des sanctions exemplaires à l’encontre des responsables d’infanticides et autres atteintes graves aux droits de l’enfant.
La CDHC recommande également au ministère des Affaires sociales de veiller à la mise en place d’infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement adaptées aux enfants en situation de handicap dans tous les établissements publics qui les accueillent.
À travers cette déclaration, la Commission réaffirme que l’accès à l’eau, à l’hygiène, à l’assainissement, à la protection et à la dignité constitue un droit fondamental pour chaque enfant. Elle appelle l’ensemble des acteurs publics, privés et de la société civile à unir leurs efforts afin de garantir un avenir plus sûr, plus sain et plus équitable à tous les enfants du Cameroun et d’Afrique.

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