18.9 C
Londres
jeudi, octobre 1, 2026
AccueilEnvirronnementProtection de l'environnement : le Cameroun accélère la restauration des terres au...

Protection de l’environnement : le Cameroun accélère la restauration des terres au Nord et à l’Extrême-Nord

Date:

Related stories

spot_imgspot_img

Face à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la perte de biodiversité, le gouvernement camerounais et ses partenaires techniques et financiers veulent renforcer les actions de terrain. Un atelier national tenu à Yaoundé le 29 septembre 2026, présidé par le ministre de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable a permis de valider le document d’un projet consacré à la gestion durable des paysages et à la résilience des populations du Nord et de l’Extrême-Nord.

Dans ces deux régions, le changement climatique pèse directement sur les activités agricoles et pastorales, mais aussi sur les ressources naturelles dont dépendent de nombreuses communautés. Le projet validé avec l’appui de la FAO et du Fonds pour l’environnement mondial entend apporter des réponses concrètes à ces défis.

Prenant la parole au nom de la FAO, son représentant Dr Antonio Querido a rappelé que ces territoires sont particulièrement exposés à la sécheresse, aux inondations, à la dégradation des terres et à la perte de biodiversité. « La stabilité des paysages, des moyens de subsistance et des communautés dépend donc de notre capacité collective à apporter des réponses durables à ces défis »,

a-t-il souligné.

Le projet mise notamment sur la restauration des paysages dégradés, la gestion durable de la biodiversité et le renforcement de la participation des communautés locales, des femmes et des jeunes. Il prévoit également de développer des chaînes de valeur autour de ressources comme le bambou et les produits forestiers non ligneux, avec l’objectif d’améliorer les conditions de vie des populations.

Restaurer pour mieux vivre

La pertinence du ciblage du Nord et de l’Extrême-Nord s’explique aussi par l’ampleur des terres dégradées dans ces régions. Selon la Angèle Wadou, Directrice nationale du projet, le Cameroun s’est engagé, dans le cadre de l’initiative AFR100, à restaurer au moins 12 millions d’hectares de terres et paysages dégradés à l’horizon 2030. Une superficie importante de ces espaces se trouve dans les deux régions septentrionales.
Pour la responsable nationale du projet, l’enjeu est donc de contribuer concrètement à cet engagement tout en faisant de la restauration des terres une opportunité pour les communautés.

Au sortir des travaux qu’il présidait, le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable a, lui aussi, insisté sur l’urgence d’agir. Dans un contexte où « la sécheresse va s’installer », a-t-il relevé, les conséquences touchent désormais la santé humaine, l’alimentation et les conditions de vie.
Le ministre a appelé à dépasser les simples déclarations pour privilégier « des actions concrètes ». Il a également rappelé que la gestion durable suppose de penser aux générations futures : préserver les ressources aujourd’hui, c’est éviter de compromettre les possibilités de vivre demain.

L’atelier de Yaoundé apparaît ainsi comme une étape importante dans la réponse nationale au changement climatique. À travers la restauration des terres, la protection de la biodiversité et la création d’activités économiques autour des ressources naturelles, le gouvernement et ses partenaires cherchent à faire de la lutte contre la dégradation des écosystèmes une réponse qui profite directement aux populations.

 

Donald NGANE

Subscribe

- Never miss a story with notifications

- Gain full access to our premium content

- Browse free from up to 5 devices at once

Latest stories

spot_img