
Installée officiellement le 22 octobre 2026 à la CAPEF à Yaoundé, N’YA Tchakomi Faustine devient la représentante de BangoPure au Cameroun. Sa feuille de route est notamment tournée vers la mobilisation des producteurs, artisans et entrepreneurs camerounais, ainsi que la préparation de la délégation appelée à prendre part aux prochains rendez-vous internationaux de l’écosystème.
La cérémonie, conduite par la représentante Afrique de BangoPure, marque une nouvelle étape dans le déploiement de cet écosystème en Qfriaue en général et au Cameroun en particulier.
Dans ses nouvelles fonctions, N’YA Tchakomi Faustine devra servir de relais entre l’organisation et les acteurs camerounais susceptibles d’intégrer ses programmes. L’un des principaux chantiers annoncés concerne la préparation et la conduite de la délégation au départ de Yaoundé vers les prochains rendez-vous internationaux de BangoPure. L’objectif est notamment de donner une visibilité extérieure aux produits, savoir-faire et initiatives camerounaises répondant aux exigences des marchés internationaux.
Un relais entre les producteurs camerounais et l’international
Cette mission devrait conduire la nouvelle représentante à travailler au-delà de Yaoundé. Selon les éléments communiqués lors des échanges ayant précédé son installation, BangoPure entend s’appuyer sur des relais dans les dix régions afin d’identifier et d’accompagner des producteurs, artisans et entrepreneurs, y compris ceux installés dans les zones rurales.
L’enjeu est de faire émerger des produits capables de franchir les frontières : qualité, traçabilité, présentation, conformité et accès au marché constituent autant de paramètres à prendre en compte. La plateforme officielle de BangoPure met précisément l’accent sur la mise en relation de fournisseurs et artisans avec des acheteurs, investisseurs et acteurs du commerce international.
BangoPure, de quoi s’agit-il ?
BangoPure se positionne comme un écosystème de commerce régénératif et d’économie circulaire, avec une forte orientation « Waste-to-Wealth », littéralement la transformation des déchets en richesse. Son approche vise notamment à intégrer les matières récupérées dans de nouvelles chaînes de valeur et à documenter leur provenance et leur transformation.

L’écosystème développe également des mécanismes de traçabilité et de Digital Product Passport (DPP) destinés à documenter les produits et leurs chaînes de valeur. Son dispositif « Waste-to-Wealth » couvre plusieurs catégories, notamment les déchets organiques, textiles, électroniques, plastiques, métalliques ainsi que certains résidus agricoles.
Cette orientation est particulièrement importante pour les producteurs africains qui souhaitent accéder à des circuits commerciaux plus exigeants. BangoPure présente son modèle comme un pont entre l’Afrique, le Royaume-Uni et l’Union européenne, avec une attention portée à la vérification, à la conformité et à la mise en relation commerciale.
Le Cameroun dans les préparatifs des rendez-vous internationaux
L’installation de N’YA Tchakomi Faustine intervient justement dans une phase de préparation des prochaines rencontres internationales portées par BangoPure. Le calendrier officiel actuellement publié par l’organisation annonce notamment le Circular Summit and Waste to Wealth Expo, prévu du 8 au 13 février 2027 à Cork, en Irlande, ainsi que Catalyst By BangoPure: Waste to Wealth Summit 2027, annoncé au Royaume-Uni.

Catalyst doit réunir artisans, fournisseurs, entreprises, acheteurs, investisseurs et institutions autour de l’économie circulaire. Le programme annoncé comprend notamment une exposition commerciale, des rencontres B2B, des sessions consacrées aux passeports numériques de produits, des rencontres avec des investisseurs et des ateliers pour artisans et entrepreneurs.
C’est dans cette dynamique que s’inscrit désormais la mission confiée à N’YA Tchakomi Faustine. Depuis Yaoundé, elle aura la responsabilité de structurer la mobilisation camerounaise, de rapprocher BangoPure des acteurs locaux et d’accompagner la préparation de la délégation destinée aux échéances internationales.

Son installation à la CAPEF donne ainsi un ancrage national à une ambition plus large : faire passer davantage de produits, de savoir-faire et d’initiatives camerounaises de la production locale à la vitrine internationale.
Martin Donald NGANE


