L’icône de la culture camerounaise a officiellement déposé, ce 1er octobre 2026, sa candidature à la présidence du Conseil d’administration de la Société Camerounaise des Droits Voisins (SCDV), avec une équipe de seize autres candidats. Un retour placé sous le signe de l’expérience, de la continuité et surtout du rassemblement des acteurs des droits voisins.
Ce jeudi 1er octobre 2026, Aladji Touré a officiellement déposé sa candidature à la présidence du Conseil d’administration de la Société Camerounaise de Droit Voisins SCDV au siège de la Commission de Contrôle des Organismes de Gestion Collective (CCOGC).
Avec lui, seize autres candidats composent l’équipe proposée pour accompagner cette candidature. Une démarche que l’ancien président du Conseil d’administration présente comme la volonté de mettre une nouvelle fois son expérience au service des professionnels de la culture et, plus largement, du développement du secteur culturel camerounais.
Une candidature portée par cinq décennies d’expérience
Face à la presse après le dépôt de son dossier, Aladji Touré a expliqué sa démarche avec une formule qui résume son ambition : « J’ai encore quelque chose à apporter à la SCDV et, au-delà, à la culture camerounaise. »
L’homme revendique près de cinq décennies consacrées à la création, à la production, à la transmission et à la diffusion du patrimoine artistique et culturel camerounais.
Au cours de cette longue carrière, il affirme avoir accompagné plusieurs générations d’artistes et participé à de nombreux événements culturels au Cameroun et à l’international.
Pour Aladji Touré, cet engagement ne relève pas simplement d’une activité professionnelle.
« La culture n’est pas simplement un métier. C’est une vie. C’est un engagement. C’est une responsabilité. »Une philosophie qui constitue le socle de sa nouvelle candidature.
Un ancien dirigeant qui veut poursuivre l’œuvre engagée
Cette candidature revêt également une dimension particulière puisque Aladji Touré figure parmi les cofondateurs de la SCDV et en a été le premier président du Conseil d’administration.
Il rappelle qu’avec les membres du premier Conseil d’administration, ils ont contribué à poser les bases de cette institution, à installer sa notoriété et à faire davantage connaître la problématique des droits voisins dans le paysage culturel camerounais.
Pour lui, les acquis enregistrés depuis la création de la société doivent désormais être consolidés.
« Ces acquis constituent un patrimoine collectif. Nous devons les préserver, les consolider et capitaliser sur ce qui a été construit pour franchir une nouvelle étape », affirme-t-il.

Une vision qui place son projet dans une logique à la fois de continuité et de renouvellement.
Les titulaires des droits voisins au cœur du projet
Derrière la bataille pour la présidence de la SCDV se trouve une question essentielle pour le secteur culturel : la défense et la valorisation des droits des professionnels qui interviennent dans l’interprétation, l’exécution, la production et la diffusion des œuvres.
Il s’agit notamment des artistes-interprètes, musiciens, chanteurs et chanteuses, choristes, comédiens, acteurs, danseurs et danseuses, instrumentistes, ainsi que des producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes.
Ces acteurs, souvent indispensables à la chaîne de création et de diffusion culturelle, sont concernés par le régime des droits voisins du droit d’auteur.
Pour le comédien Rigobert Tamwa, cette réalité mérite d’être mieux comprise et défendue.
« La Société Camerounaise des Droits Voisins concerne les voisins du droit d’auteur : les interprètes, les danseurs, les comédiens, les choristes. Il s’agit de tous ces acteurs qui ne sont pas des auteurs. Les danseurs, les instrumentistes. Je soutiens Aladji Touré parce que c’est une icône, il a accompagné de nombreux artistes », explique-t-il.

Un témoignage qui met en avant le parcours d’Aladji Touré dans l’accompagnement des artistes camerounais.
« Je ne viens pas régler des comptes »
Alors que sa candidature intervient dans un contexte où la gouvernance et la représentation des différents acteurs de la culture constituent des enjeux importants, Aladji Touré insiste sur son intention de privilégier le rassemblement.
« Je ne viens pas régler des comptes. Je viens avancer. Je viens avec une main tendue. Je viens pour rassembler. »
Cette volonté de rassemblement constitue l’un des principaux axes de son discours.
L’ancien président veut réunir autour de la SCDV les différentes composantes de la famille des droits voisins, sans distinction entre les disciplines.
Artistes-interprètes, musiciens, chanteurs, choristes, comédiens, acteurs, danseurs, instrumentistes, producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes : chacun doit, selon lui, pouvoir trouver sa place et voir ses intérêts pris en compte.
« Personne ne doit être oublié. Aucun métier ne doit se sentir marginalisé. Chaque talent compte. Chaque droit mérite d’être défendu », insiste-t-il.
Vers une SCDV plus proche de ses membres ?
Pour Aladji Touré, l’objectif ne doit plus seulement être de faire reconnaître l’existence de la SCDV, mais de faire de cette société une institution davantage tournée vers ses membres et capable de produire des résultats concrets.
Son ambition affichée est celle d’une société plus forte, plus efficace et plus proche des titulaires des droits.
Cette orientation place notamment la question de la gestion et de la redistribution des droits au centre des attentes des professionnels concernés.
Le défi est donc double : préserver les acquis institutionnels de la SCDV tout en améliorant son fonctionnement et sa capacité à répondre aux préoccupations de ses membres.
Une candidature désormais sur la ligne de départ
Avec le dépôt officiel de son dossier et celui des seize membres de son équipe, Aladji Touré entre désormais pleinement dans la course à la présidence du Conseil d’administration de la SCDV.
Son parcours dans le monde culturel, son rôle dans la création de la société et son expérience à sa tête constituent les principaux éléments sur lesquels il entend s’appuyer.
Mais au-delà des trajectoires individuelles, l’élection à venir permettra surtout aux acteurs concernés de se prononcer sur les orientations qu’ils souhaitent donner à leur société de gestion collective.
En déposant sa candidature, Aladji Touré dit vouloir mettre son expérience au service de cette nouvelle étape.
« Je viens avancer. Je viens avec une main tendue. Je viens pour rassembler. »
Le message est lancé. La suite appartient désormais aux membres de la SCDV.


