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vendredi, octobre 9, 2026
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Grève à Nsimalen et douala : Les taxis aéroports menacent de paralyser les tarmacs dès le 12 octobre

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C’est une rupture historique. Après 50 ans sans un seul jour d’arrêt, les organisations des taxis qui opèrent sur les aéroports de Yaoundé-Nsimalen et Douala vont garer leurs véhicules. Réunis le 7 octobre à Yaoundé au sein de la Dynamique Unitaire des Syndicats des Transporteurs Routiers, ils ont annoncé une grève générale à partir du 12 octobre si ADC maintient sa réforme.

Le problème, c’est un nouvel opérateur présenté comme plateforme numérique qui a, selon eux, confisqué leur métier. Il exige 800.000 Fcfa de caution par chauffeur pour s’enregistrer, impose un véhicule chinois à 23,5 millions sur 4 ans alors qu’il vaut 10,2 millions TTC à l’achat, sans validation au Ministère des Transports. Et impose un modèle intenable : 18.450 F à reverser par jour, puisé dans la caution si ce n’est pas payé, et seulement 2.500 F par course à partager entre deux chauffeurs. Même avec les 5 voyages par jour exigés par ADC, ça fait 6.250 F chacun.

« A Nsimalen, on fait 3 voyages maximum, pas 5. Ils iront faire les 5 voyages dans l’espace ? »,

lance Joseph Noël Biyoa, SG Adjoint de la CSTC.

Des hommes qui ont payé pendant un demi-siècle leur macaron à 130.000 Fcfa par an et investi 7 à 15 millions à crédit pour des véhicules modernes, sans jamais une plainte d’usager, se sentent aujourd’hui chassés. L’usager, lui, va payer plus cher : 10.000 F en zone centre et 15.000 F en périphérie jour et nuit avant, contre 18.000 Fcfa le jour et 20.500 Fcfa la nuit désormais. Avec en plus 1.000 F prélevés par la plateforme à chaque voyage, soit 1,8 million par an et par chauffeur.

« Avec un SMIC à moins de 60.000 F et les Yango déjà présents, c’est tuer l’activité »,

alerte un autre syndicaliste.

Ils disent avoir tout tenté : courriers au DG des ADC, demandes d’audience, recours à l’administration, portes closes. Kengue Donfack Simon, Charles Essomba Onana, Beauclair Ngakan et Biyoa Joseph annoncent saisir toutes les compagnies aériennes et interpeller le Gouvernement sur le transport clandestin et la protection sociale des chauffeurs de plus de 40 ans.

Leur exigence : sursis immédiat du projet et ouverture d’une vraie table de négociation. Faute de quoi, le 12 octobre, aucun taxi aéroport ne roulera.

Martin Donald NGANE

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