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Action humanitaire-Cameroun : ARREF au chevet des enfants indigents de Baliama

La période des rentrées scolaires constitue un véritable casse-tête chinois tant pour les parents que pour les élèves eux-mêmes. Si certains parents s’en sortent nettement mieux, d’autres par contre tirent le diable par la queue. C’est dans l’optique de donner un coup de main à ces derniers que Marthe Oloumé, Présidente exécutive de l’Association pour la Réhabilitation des Réfugiés, des jeunes et des Femmes (ARREF) et son équipe se sont déployées dans la localité de Baliama ce 27 août 2022.

Le slogan est clair : « Un enfant indigent, un sourire ». Le tapis est déroulé à cet effet aux enfants indigents de Baliama dans l’arrondissement d’Ombessa, département du Mbam-et-Inoubou région du Centre Cameroun. A côté de la traditionnelle causerie éducative en santé de la reproduction avec parents, jeunes garçons et jeunes filles, nos humanitaires ont pensé ajouter à leur cagnotte des fournitures scolaires afin d’apporter leur soutien à ces jeunes en cette veille de rentrée scolaire. C’était au cours d’un événement solennel qui a connu la présence non seulement des bénéficiaires, mais aussi des parents, et autres personnalité. ARREF a donc fait d’une pierre deux coups.

Une cérémonie faste et solennelle

Le bal a été ouvert par la causerie éducative tenue sous la modération de M.Oloumé, point focale ARREF Bafia sous le thème : « Les avortements en milieu jeunes : causes, conséquences et moyens de prévention. » Mme AMBASSA, Chargée de la santé et de l’éducation chez ARREF va entretenir les jeunes sur les avortements, les IVG et cas récurrents en milieu jeune. L’objectif général de ces travaux est de sensibiliser et informer les jeunes sur l’impact de l’avortement sur la santé et l’avenir des jeunes garçons et filles. «Nous sommes venus ici au vu du constat selon lequel les jeunes filles scolarisées arrêtent rapidement l’école pas par ce qu’elles le veulent, mais par ce que empêchées par les grossesses précoces qu’elles contractent, ou alors des avortements qui provoquent les décès ou qui suscitent de nombreuses tensions avec les parents d’où la rupture avec l’éducation», explique Marthe Oloumé présidente exécutive d’ARREF.

En effet, l’arrondissement d’Ombessa tout comme nom de nombreuses localités a mal à partir avec l’éducation de la jeune fille. Les causes sont quasiment les mêmes : Grossesses précoces, avortements, mariages précoces, maladies sexuellement transmissibles pour ne citer que ceux-ci. Malgré de nombreuses actions menées par les pouvoirs publics et certains ONG, le ver est resté dans le fruit. Ceci grâce à un contexte socio-culturel qui contribue à entretenir la situation. C’est pourquoi dans ses causeries éducatives, ARREF prend le soin de mettre autour de la table parents, enfants et encadreurs dans l’optique de faire accorder les violons pour barrer énergiquement la voie à ces malheurs.

Il a donc été question de diagnostiquer, de traiter et de prévenir ce mal. Heureusement cette causerie ne semble pas avoir été une parole d’évangile à croise les participants : «Je suis contente de la tenue d’une telle cérémonie dans mon village, c’est la toute première fois. Le message reçu ce jour sera retransmis à nos camarades pendant la rentrée scolaire, pour qu’ils prennent conscience de la gravité de la situation», déclare Marie Oloumé Bembiyé, nommée point focal ARREF de Baliama. D’ailleurs, Marthe Oloume fait savoir que cette activité est en conformité avec le projet
SWEED, qui a pour objectif d’encourager l’éducation de la jeune fille et des jeunes adolescents en milieu rural.

Les observateurs n’ont pas manqué d’exprimer leur satisfaction face à cette initiative : Selon Solange Tselikeme Sœur de la croix en mission en République Démocratique du Congo (RDC) se dit satisfaite de l’initiative, qui a mobilisé les enfants puisque nous sommes en milieu rural. «Je ne m’attendais pas à trouver autant d’enfant. Connaissant le milieu, il est difficile de faire comprendre l’importance sur la sensibilisation des jeunes. La présence aussi des parents, on ne peut pas former les enfants sur la question de la sexualité sans penser aux parents, et donc pour moi c’est une belle réussite», lâche-t-elle. Et surtout le fait qu’ils ont pris des engagements, «c’est pour moi lier la parole à l’acte c’est ça qui me réjouit le plus. Je souhaite que cela continue, ce qui m’a le plus frappé est l’aveu des parents qui disent ne pas être outillés sur les questions de sexualité, je pense qu’il y a matière à travailler la dessus», renchérit elle.

Après la sensibilisation et l’engagement des uns et des autres«Nous leur avons offert des kits scolaires, des sacs de classes, des cahiers des crayons et stylos pour leur dire nous sommes avec vous, nous voulons que votre éducation soit assurée», souligne la chef d’équipe ARREF. Les récipiendaires n’ont pas manqués d’exprimer leur joie : «Je suis heureux d’avoir reçu quelques fournitures scolaires, pour moi c’est un plus, je n’avais déjà assez de moyens pour acheter la totalité des manuels scolaires. Je remercie grandement l’association pour cette belle initiative que nous souhaitons de tout cœur qu’elle se reproduise», laisse entendre Gérard Guessèlè Obia élève en classe de 1 ère A4 au lycée de Baliama.

ARREF : Fidèle à ses objectifs

L’Association pour la réhabilitation des réfugiés, des jeunes et des femmes (ARREF) est légalisée depuis 2019. Elle a pour vision de construire une société plus juste, équitable et solidaire, un développement inclusif, intégral et durable par l’autonomisation des couches vulnérables que sont les réfugiés, les jeunes et les femmes. Les objectifs sont: d’autonomiser les réfugiés et autres déplacés internes, les jeunes et les femmes. De sensibiliser les cibles sur les grandes problématiques socio-économiques d’intérêt local et international. Promouvoir l’éducation et la santé de nos cibles et enfin promouvoir la défense des droits de l’homme en général et de nos cibles en particulier. Dans le cadre de nos activités, «nous étions dernièrement en mars à Bafia, nous avons eu une causerie éducative sur le VIH-Sida avec les déplacés internes de Bafia, ils ont reçu des denrées alimentaires, à Yaoundé nous avons organisé des formations sur la teinte des vêtements, et la fabrication des dissolvants avec des jeunes filles et femmes», relate Marthe Oloumé. Pour l’instant l’association est basée à Yaoundé, Bafia et Bertoua, et entend éduquer la jeune fille en partenariat avec Afriyan Cameroun, le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique et d’autres organisations qui poursuivent les mêmes desseins.

 

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