Dans plusieurs régions du Cameroun, la lutte contre la poliomyélite reste une priorité absolue. Du 23 au 26 avril 2026, une campagne de vaccination de riposte sera déployée dans six régions ciblées — Adamaoua, Centre, Est, Extrême-Nord, Littoral et Nord — avec un objectif clair : protéger tous les enfants de 0 à 5 ans contre une maladie aux conséquences irréversibles.
Une maladie aux conséquences dramatiques
La poliomyélite est une maladie virale extrêmement contagieuse. Elle se transmet principalement par l’eau et les aliments contaminés et touche en priorité les jeunes enfants.
Mais au-delà de l’infection, ce sont ses conséquences qui inquiètent : paralysie soudaine, souvent irréversible, handicap à vie, voire décès dans les cas les plus graves. Un enfant atteint peut perdre définitivement l’usage de ses membres, bouleversant non seulement sa vie, mais aussi celle de toute sa famille.
Les enfants non vaccinés, les plus exposés
Malgré les efforts des autorités sanitaires, des milliers d’enfants restent insuffisamment protégés. Dans certaines zones, notamment urbaines et périurbaines, des lacunes ont été observées lors des précédentes campagnes.
Chaque enfant non vacciné constitue un risque : pour lui-même, mais aussi pour les autres. Car le virus continue de circuler silencieusement et profite de la moindre faille pour se propager.
Pourquoi multiplier les campagnes ?
Une question revient souvent chez les parents : pourquoi vacciner encore ?
En 2025, plusieurs campagnes ont permis de freiner la transmission du poliovirus variant. Mais le risque persiste, notamment en raison des mouvements de populations et des échanges avec les pays voisins du bassin du Lac Tchad.
C’est pourquoi cette riposte s’inscrit dans une stratégie régionale coordonnée avec le Nigéria, le Tchad et la République centrafricaine. L’objectif est d’interrompre définitivement la circulation du virus en agissant simultanément dans les zones à risque.
Les campagnes répétées permettent ainsi de :
atteindre les enfants manqués lors des précédentes opérations ;
renforcer l’immunité de ceux déjà vaccinés ;
créer une protection collective efficace contre la propagation du virus.
Une stratégie de proximité
Pour maximiser la couverture, les équipes de vaccination iront directement à la rencontre des populations : dans les ménages, les marchés, les lieux de culte et même dans les champs.
En amont, des actions de sensibilisation sont menées pour informer les parents, répondre aux inquiétudes et encourager l’adhésion.
Un geste simple, un impact durable
Le vaccin contre la poliomyélite est gratuit, sûr et administré sous forme de deux gouttes. Un geste simple qui peut éviter à un enfant une vie de handicap.
Refuser la vaccination, c’est prendre un risque inutile. À l’inverse, accepter, c’est protéger son enfant, sa famille et toute la communauté.
Une responsabilité collective
Dans cette bataille contre la poliomyélite, chaque enfant compte. Chaque refus ou absence peut compromettre les efforts engagés.
Dans les six régions concernées, les autorités sanitaires lancent un appel clair : ne laissez aucun enfant de côté.
Car aujourd’hui encore, la poliomyélite peut être évitée. Et la victoire contre cette maladie dépend d’un engagement collectif, à commencer par celui des parents.


