16.4 C
Londres
samedi, août 8, 2026
AccueilGenre au fémininL'Association des Femmes pour un Changement présente son projet de sensibilisation et...

L’Association des Femmes pour un Changement présente son projet de sensibilisation et d’accompagnement communautaire à la CDHC

Date:

Related stories

spot_imgspot_img

 

Le Président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC), représenté par le Professeur Bayande Mbongo épouse Endeley, a reçu en audience une délégation de l’Association des Femmes pour un Changement (Women for a Change – WFAC). Cette rencontre a permis à l’organisation de présenter un ambitieux projet de sensibilisation et d’accompagnement communautaire visant à renforcer la promotion et la protection des droits des femmes et des jeunes filles au Cameroun.

Au cours des échanges, la présidente de WFAC a rappelé l’engagement de son organisation en faveur des droits des femmes et des filles. Elle a notamment évoqué les nombreuses actions de sensibilisation menées avec différents partenaires, dont la CDHC, notamment les campagnes d’éducation juridique organisées avec l’antenne régionale de Douala, qui ont permis de former plus de 500 femmes sur les mécanismes de protection des droits humains et l’utilisation des instruments juridiques pour défendre leurs droits.

Elle est également revenue sur la rencontre sous-régionale organisée en 2024 à l’occasion du trentième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. Cette initiative a réuni plus de 200 femmes issues des six pays d’Afrique centrale afin d’évaluer les progrès accomplis en matière de promotion des droits des femmes et d’identifier les défis qui demeurent.

La délégation a ensuite présenté les conclusions de sa convention annuelle 2026, organisée au mois d’août. Les travaux ont porté sur les questions de genre, le leadership féminin et les principaux instruments internationaux et régionaux de protection des droits humains. Les participantes ont notamment réfléchi aux enjeux liés à la domination masculine dans la société, aux stéréotypes de genre ainsi qu’à l’importance du féminisme comme levier d’égalité. Les échanges ont également permis d’approfondir la connaissance de plusieurs textes de référence, notamment la Déclaration de Beijing, les Objectifs de développement durable et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

L’un des principaux points de l’audience a porté sur la présentation du projet « La Clinique », un programme communautaire multidimensionnel articulé autour de quatre composantes : le juridique, la santé, le genre et le climat.

Sur le plan juridique, le projet entend fournir aux femmes et aux jeunes filles des informations pratiques sur les procédures à suivre pour accéder aux mécanismes de protection de leurs droits, notamment en cas de violences domestiques ou de violences basées sur le genre.

Le volet santé prévoit l’organisation de campagnes communautaires de prévention et de dépistage du cancer du sein, du cancer du col de l’utérus et du diabète, tout en encourageant les femmes à adopter une culture du dépistage précoce et du suivi médical régulier.

À travers son volet genre, le projet ambitionne de déconstruire les stéréotypes qui freinent encore l’éducation et l’autonomisation des filles, de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et de sensibiliser les communautés aux conséquences des discriminations fondées sur le genre.

Le volet climat vise, quant à lui, à sensibiliser les populations aux effets du changement climatique déjà perceptibles dans plusieurs localités du pays, tout en valorisant les pratiques locales de résilience et les solutions durables adaptées aux réalités communautaires.

La présidente de WFAC a également attiré l’attention de la Commission sur la question de la dignité menstruelle. S’appuyant sur les résultats des recherches menées par son organisation, elle a souligné le poids financier que représentent les produits d’hygiène menstruelle pour les femmes et les familles. Elle a plaidé pour la mise en place de mécanismes facilitant l’accès des adolescentes scolarisées à ces produits, afin de réduire les obstacles à leur éducation, de prévenir certaines formes de violences basées sur le genre et de garantir le respect de leurs droits.

Les discussions ont enfin porté sur le renforcement des clubs des droits humains implantés dans les antennes locales de la CDHC. WFAC a exprimé son souhait de collaborer avec ces clubs afin d’intensifier les activités de sensibilisation auprès des jeunes, des parents et des communautés, notamment en milieu rural. L’objectif est de promouvoir une meilleure connaissance des droits des femmes et des jeunes filles, de lutter contre les discriminations et de favoriser une transformation durable des comportements.

Au nom du Président de la Commission, le Professeur Bayande Mbongo épouse Endeley a salué l’engagement de l’Association des Femmes pour un Changement en faveur de la promotion des droits humains. Elle a réaffirmé l’ouverture de la Commission aux initiatives portées par les organisations de la société civile et encouragé la soumission formelle du projet afin qu’il puisse être examiné dans le cadre des missions de la CDHC.

Cette audience témoigne de l’importance du dialogue entre les institutions nationales des droits de l’homme et les organisations de la société civile, dont les actions de proximité constituent un levier essentiel pour la promotion, la protection et la défense des droits des femmes et des jeunes filles au Cameroun.

Subscribe

- Never miss a story with notifications

- Gain full access to our premium content

- Browse free from up to 5 devices at once

Latest stories

spot_img