À quelques jours de la rentrée scolaire, mille enfants issus de 18 quartiers de l’arrondissement de Yaoundé II ont reçu, samedi 5 septembre 2026, des kits scolaires au lieu-dit Carrefour du Soya, au quartier Briqueterie. Une initiative de solidarité portée depuis plusieurs années par la BABANYA’S Youth Association et qui entend contribuer à faire de l’éducation un véritable levier de transformation sociale.
Des sacs, des cahiers, des stylos, des traceurs et plusieurs autres fournitures indispensables pour reprendre le chemin de l’école. Au total, 1 000 enfants, venus de 18 quartiers de l’arrondissement de Yaoundé II, ont bénéficié chacun d’un kit scolaire à l’occasion de la troisième édition de cette initiative organisée par la BABANYA’S Youth Association, le 5 septembre 2026 au Carrefour du Soya, à la Briqueterie.
Pour les enfants comme pour leurs parents, cette cérémonie intervenait à un moment important, à la veille de la rentrée scolaire. Au-delà de la simple distribution de fournitures, l’initiative se veut une réponse concrète aux difficultés que rencontrent certaines familles pour assurer à leurs enfants les conditions nécessaires à une bonne rentrée.
Selon Abdou Rahaman Inoussa, président de la BABANYA’S Youth Association, cette action s’inscrit dans une vision portée par l’association depuis plusieurs annés.
« Ce qui nous motive depuis déjà 12 ans, ce n’est rien d’autre que notre mission de contribuer à la transformation du Cameroun à travers l’éducation », a-t-il expliqué.

Pendant deux semaines, les responsables de l’association ont parcouru et recensé 18 quartiers de l’arrondissement de Yaoundé II afin d’identifier les bénéficiaires. Une démarche qui traduit la volonté de toucher les enfants qui en ont le plus besoin, sans considération d’origine, d’appartenance ethnique ou de religion.
L’éducation comme investissement pour l’avenir
L’un des messages forts de cette cérémonie aura été l’importance accordée à l’éducation. Pour les différents intervenants, permettre à un enfant d’aller à l’école, c’est bien plus que lui remettre un sac ou quelques cahiers : c’est lui donner une chance de construire son avenir et, à travers lui, de participer au développement du pays.
Prenant la parole, la représentante du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a salué cette initiative, rappelant que l’éducation repose sur deux piliers fondamentaux : la famille et l’école.
« On ne le dira jamais assez, l’éducation est un puissant moyen de former, d’instruire et de développer les facultés intellectuelles, physiques et morales de l’être humain »,

a-t-elle souligné.
Elle a également insisté sur la nécessité de garantir à tous les enfants, filles comme garçons, la possibilité d’accéder à l’école et de poursuivre leur formation dans de bonnes conditions.
Cette troisième édition du genre, a ainsi permis de rappeler que la solidarité en faveur de l’éducation ne doit connaître aucune frontière communautaire. Si la cérémonie s’est tenue dans un quartier fortement marqué par la forte présence de la communauté du grand nord, les bénéficiaires, eux, venaient de différents horizons.
L’initiative ne s’adresse pas uniquement aux enfants musulmans ou aux ressortissants du Grand Nord. Elle est ouverte à tous les enfants de l’arrondissement de Yaoundé II, sans distinction d’ethnie, de religion ou d’origine.

Une orientation inclusive saluée par les personnalités présentes, parmi lesquelles le représentant du maire de Yaoundé II et la représentante du ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.
Une cérémonie marquée par une pensée pour un soutien disparu
Cette troisième édition s’est toutefois déroulée dans une atmosphère particulière. Derrière les sourires des enfants et la satisfaction des parents, un sentiment de tristesse était perceptible.
L’initiative vient en effet de perdre l’un de ses soutiens importants, un membre de l’exécutif communal de Yaoundé II qui accompagnait cette œuvre de solidarité. Son absence a donné à cette cérémonie une dimension particulière, mais n’a pas entaché la détermination des organisateurs à poursuivre l’action engagée.
Au contraire, la mobilisation observée autour de cette édition a semblé renforcer la volonté des responsables de la BABANYA’S Youth Association de perpétuer cette œuvre.
Les partenaires ayant accompagné l’initiative, notamment l’Ambassade de Chine au Cameroun et CAMTEL, ont également reçu les remerciements de monsieur INOUSSA, parrain de cette association pour leur contribution à cette action en faveur de l’éducation.

Pour l’association BABANYA’S Youth, le message reste clair : investir dans l’éducation, c’est préparer le Cameroun de demain.
« Nous devons continuer à unir nos efforts afin d’offrir à nos enfants de meilleures conditions d’apprentissage et de leur permettre de devenir demain des citoyens intègres, responsables et pleinement engagés dans le développement du Cameroun », a rappelé le président de l’association au cours de la cérémonie.
À travers les 1 000 kits distribués, la BABANYA’S Youth Association espère donc avoir apporté un peu plus qu’un simple soutien matériel. Pour de nombreux enfants, ces fournitures constituent surtout le symbole d’un encouragement : celui de croire en l’école, de poursuivre leurs rêves et de comprendre que leur avenir compte.



