Alors que le différend autour du label politique KUMZSE oppose publiquement deux figures originaires de la Menoua, le président du Parti Écologique du Cameroun (PEC) appelle les acteurs politiques du département à privilégier la fraternité et l’intérêt collectif, à l’approche des prochaines élections législatives et municipales.

La multiplication des querelles politiques entre fils de la Menoua commence à susciter des appels à la retenue. Dernier épisode en date, le différend opposant Antoine de Padoue Ndemmanu à Ghislain Victor Nkenlifack, deux cousins et petits-fils de Sa Majesté Mathias Djoumessi, autour de l’utilisation du label politique KUMZSE.
Le désaccord, qui trouve notamment son origine dans la succession à la tête du Rassemblement Démocratique du Peuple Sans Frontière (RDPF-KUMZSE), a pris une tournure judiciaire avec une plainte déposée à Dschang. Une situation qui intervient après une cérémonie organisée le 30 novembre 2025 au Mémorial Efo Nkenlifack Marius, au cours de laquelle avait été présenté un passage de témoin entre les deux responsables.
Depuis, les divergences se sont accentuées, faisant sortir le différend du cadre strictement politique pour l’installer sur le terrain judiciaire. Cette nouvelle séquence vient s’ajouter à d’autres tensions et rivalités qui traversent la scène politique de la Menoua.
C’est dans ce contexte qu’Éric Ngueguim, président du Parti Écologique du Cameroun (PEC), appelle les différents protagonistes à prendre de la hauteur et à éviter que les divergences politiques ne se transforment en fractures entre les fils du même département.
« Nous sommes avant tout des frères »
Pour le leader du PEC, la compétition politique est légitime dans une démocratie. Elle ne devrait toutefois pas conduire à des affrontements permanents ni compromettre les liens qui unissent les fils et filles de la Menoua.
« Nous sommes avant tout des frères. Nos divergences politiques ne doivent pas nous faire perdre de vue l’essentiel : l’avenir de notre département et le bien-être de nos populations», soutient Éric Ngueguim.
Son message intervient alors que se profile une nouvelle échéance électorale. À quelques mois des législatives et des municipales, plusieurs formations politiques et candidats seront appelés à solliciter les suffrages des populations.
Pour le président du PEC, cette compétition doit être une confrontation d’idées et de projets, et non une succession de querelles personnelles.
Préserver l’image de la Menoua
La Menoua dispose d’une identité, d’une histoire et d’un important capital humain qu’il convient de préserver. Les différends politiques, quels qu’ils soient, peuvent être réglés dans le respect du débat démocratique, du dialogue et des mécanismes prévus par la loi.
Éric Ngueguim invite ainsi les acteurs politiques à éviter les déclarations ou initiatives susceptibles d’exacerber les tensions et de donner du département l’image d’une communauté profondément divisée.
Les désaccords sont inhérents à la vie politique, mais ils ne doivent pas effacer la fraternité, estime-t-il en substance.
Des adversaires politiques, pas des ennemis
La pluralité des opinions constitue une richesse démocratique. Les fils de la Menoua peuvent appartenir à des partis différents, défendre des programmes concurrents et nourrir des ambitions électorales distinctes sans pour autant devenir des ennemis.
Pour Éric Ngueguim, les prochaines échéances électorales doivent justement permettre aux populations de comparer les projets et de faire leurs choix en toute liberté.
Il invite donc les différents acteurs à abandonner les « guerres inutiles » et à concentrer leurs efforts sur les préoccupations concrètes des populations : développement local, infrastructures, emploi, agriculture, éducation et amélioration des conditions de vie.
L’unité comme force
Au-delà des chapelles politiques, le président du PEC considère que la Menoua a tout intérêt à préserver sa cohésion. Une communauté divisée risque de disperser ses énergies et de fragiliser sa capacité à défendre efficacement ses intérêts.
Son appel ne vise pas à effacer les différences politiques, mais à faire de celles-ci une force de débat et non une source de fracture.
À l’approche des élections législatives et municipales, Éric Ngueguim souhaite ainsi voir les fils et filles de la Menoua revenir à l’essentiel : le dialogue, la fraternité, la paix et le développement.
Car après la compétition électorale, une évidence demeurera : tous continueront à partager le même territoire, la même histoire et les mêmes défis.
Les élections passent, la Menoua reste.
C’est pourquoi Éric Ngueguim appelle ses frères à privilégier l’apaisement et la responsabilité, afin que les ambitions politiques ne prennent pas le pas sur l’intérêt collectif et que la prochaine bataille électorale se déroule dans un esprit de respect, de maturité et de fraternité.


