11.3 C
Londres
vendredi, octobre 16, 2026
AccueilDécouverteCameroun : Rémy Nama, un magistrat rompu aux arcanes de l’État à...

Cameroun : Rémy Nama, un magistrat rompu aux arcanes de l’État à la tête du Conseil constitutionnel

Date:

Related stories

Cameroun-Ntui : l’ASSODEVANT veut passer des discours aux réalisations

Le 31 octobre prochain, l’Association pour le développement de...

Fish4ACP : la filière crevette camerounaise prépare l’après-projet

Réunis le 14 octobre 2026 à Yaoundé, les acteurs...

Carrefour Cameroun : une tombola et des animations pour célébrer neuf ans de présence

Du 24 septembre au 21 octobre 2026, l’enseigne Carrefour...

BODYBUILDING ET FITNESS : LA FECABOF FRANCHIT LE CAP DES 147 MÉDAILLES EN 2026

Le bodybuilding camerounais brille sur la scène internationale. Sous...
spot_imgspot_img

Paul Biya a porté Rémy Nama à la présidence du Conseil constitutionnel ce vendredi 16 octobre 2026. Magistrat hors échelle et cadre de longue date du Secrétariat général de la Présidence de la République, il succède à Clément Atangana, décédé le 4 octobre.

Derrière la discrétion du personnage se dessine le parcours d’un juriste qui connaît de l’intérieur les rouages de l’État.
Rémy Nama prend les commandes de l’une des institutions les plus sensibles de la République. Selon les informations publiées ce vendredi, sa nomination a été actée par le décret n°2026/334 du 16 octobre 2026, mettant ainsi fin à la vacance ouverte par la disparition de Clément Atangana, premier président du Conseil constitutionnel depuis sa mise en place effective en 2018.

Le choix du chef de l’État porte sur un profil qui n’est pas étranger aux dossiers juridiques de l’appareil étatique. Rémy Nama est magistrat hors échelle et diplômé de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) en 1986, selon une publication officielle du Comité de pilotage et de suivi des pipelines, structure rattachée à la Société nationale des hydrocarbures. Cette même source le présentait en 2018 comme chargé de mission au Secrétariat général de la Présidence de la République.
Un long passage au cœur des affaires judiciaires
Bien avant sa promotion de ce 16 octobre, Rémy Nama évoluait déjà dans les cercles juridiques de la Présidence. Les annuaires administratifs camerounais le répertorient comme chargé de mission à la Division des affaires judiciaires, aux côtés notamment de Jean Foumane Akame.

À la disparition de ce dernier, Rémy Nama a assuré à partir de 2018 l’intérim à la tête de cette division, jusqu’à l’arrivée d’Awala Wodougue en 2021. Ce passage l’a placé au contact de dossiers judiciaires et institutionnels traités au sommet de l’État.
Son parcours ne s’est pas limité à cette fonction. Dès 2013, un décret présidentiel le désignait comme représentant de la Présidence de la République au conseil d’administration du MATGENIE, le Parc national de matériel de génie civil. En mai 2018, il devient également représentant de la Présidence au Comité de suivi du Comité de pilotage et de suivi des pipelines, en remplacement de Jean Foumane Akame, alors nommé membre du Conseil constitutionnel.
De l’ombre de la Présidence à une institution exposée
Cette fois, Rémy Nama quitte la relative discrétion des services de la Présidence pour une fonction particulièrement exposée. À la tête du Conseil constitutionnel, ses décisions seront scrutées aussi bien par les acteurs politiques que par les juristes et l’opinion publique.

La haute juridiction intervient notamment dans le contrôle de constitutionnalité des lois et dans le contentieux des élections nationales. Elle veille à la régularité de l’élection présidentielle ainsi que des élections parlementaires et en proclame les résultats.
La nomination de Rémy Nama marque donc une nouvelle étape dans le fonctionnement de l’institution après huit années placées sous la présidence de Clément Atangana. Elle traduit aussi un choix de continuité institutionnelle : celui d’un magistrat formé à l’ENAM il y a quatre décennies et dont une grande partie de la carrière s’est déroulée au plus près du centre décisionnel de l’État.

Discret jusqu’ici dans l’espace public, Rémy Nama entre désormais dans la lumière. À la présidence du Conseil constitutionnel, ce sont moins ses années passées dans les couloirs de l’administration qui seront observées que la manière dont il conduira une institution appelée à dire le droit sur certains des dossiers politiques et électoraux les plus sensibles du pays.

Subscribe

- Never miss a story with notifications

- Gain full access to our premium content

- Browse free from up to 5 devices at once

Latest stories

spot_img