La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a procédé au lancement officiel de la première édition de l’E-Gov Africa Summit, Expo & Awards, le 15 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. Les échanges mettent l’accent sur la dématérialisation des procédures, l’interopérabilité des systèmes et l’amélioration des services publics en Afrique.
La transformation numérique des administrations africaines est au centre de la première édition d’EGOV’A 2026, officiellement lancée le 15 octobre au Palais des Congrès de Yaoundé. La cérémonie a été présidée par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en présence du ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Lé.
Organisée par Digital Business Africa et Smart Click Africa, dans le cadre du Cameroon International Tech Summit (CITS), cette rencontre se tient sous le thème : « E-Gov et Intelligence artificielle en Afrique : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique sans cash et sans papier ».
L’intelligence artificielle comme levier de performance
Au cœur de cette initiative figure la volonté de faire du numérique un outil concret de modernisation de l’administration publique. L’intelligence artificielle, l’automatisation des procédures et la dématérialisation des services offrent des perspectives pour réduire les délais de traitement, simplifier les démarches administratives et améliorer l’expérience des usagers.
Responsables publics, entreprises technologiques, universitaires, startups, experts et organisations internationales échangent sur les solutions susceptibles d’accélérer cette mutation et de renforcer l’efficacité des services publics.
Des défis technologiques et sécuritaires à relever
Les travaux abordent plusieurs enjeux stratégiques, notamment l’interopérabilité des systèmes d’information, l’identité numérique, la cybersécurité, la gouvernance des données et les paiements électroniques.
L’objectif est de favoriser la mise en place d’administrations capables de partager efficacement les informations, de proposer des services accessibles à distance et de réduire progressivement le recours aux documents physiques et aux transactions en espèces.
Cette évolution nécessite toutefois des infrastructures fiables, une meilleure protection des données personnelles et des dispositifs d’inclusion numérique permettant au plus grand nombre de bénéficier des services dématérialisés.
Vers une administration davantage orientée vers les citoyens
Avec EGOV’A 2026, les organisateurs entendent inscrire la gouvernance électronique dans une dynamique de transformation institutionnelle et de développement économique. L’enjeu ne se limite pas à l’adoption de nouvelles technologies : il s’agit également de repenser les procédures administratives pour les rendre plus fluides, transparentes et adaptées aux besoins des citoyens et des entreprises.
Le salon se poursuit jusqu’au 17 octobre 2026 à Yaoundé, avec des conférences, des démonstrations technologiques et des rencontres professionnelles consacrées à l’innovation numérique publique.
Cette première édition constitue ainsi un cadre d’échanges sur les perspectives de l’intelligence artificielle et du numérique dans la construction d’administrations africaines plus performantes, accessibles et connectées.


