12.3 C
Londres
samedi, avril 18, 2026
AccueilAdministrationDroits de l’enfant en Afrique : le Pr James Mouangué Kobila tire...

Droits de l’enfant en Afrique : le Pr James Mouangué Kobila tire la sonnette d’alarme à Maseru

Date:

Related stories

La guerre plonge sept Soudanais sur dix dans la pauvreté

New York, USA, 17 Avril 2026-/African Media Agency(AMA)/- Alors...

Financement de la vaccination : le Cameroun face à l’urgence de se prendre à main 

Le problème est désormais clairement posé : le Cameroun...

Afrique : près de 20 millions de vies sauvées grâce à la vaccination contre la rougeole

New York, USA, 16 Avril 2026-/African Media Agency(AMA)/- Près...
spot_imgspot_img

À l’ouverture de la 47ᵉ session ordinaire du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant (COAEDBEE), qui se tient du 17 au 25 avril 2026, au Royaume du Lesotho,le Pr James Mouangué Kobila a dressé un tableau préoccupant de la situation des enfants sur le continent africain, appelant à des actions urgentes et coordonnées.

Dans son allocution, le président en exercice  du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme (RINADH) a particulièrement insisté sur les conséquences dévastatrices des conflits armés sur l’éducation. Prenant l’exemple du Soudan, il a révélé que plus de huit millions d’enfants sont actuellement privés d’école, une situation qu’il qualifie de « l’une des crises éducatives les plus aiguës au monde ». Selon lui, cette déscolarisation massive compromet non seulement l’avenir des enfants, mais aussi les perspectives de paix et de développement durable en Afrique.

Au-delà des conflits, le Pr Kobila a également mis en lumière les défis liés à la transformation numérique. Si les technologies offrent de nouvelles opportunités d’apprentissage, elles exposent aussi les enfants à des risques croissants : abus en ligne, exploitation, surexposition aux écrans et atteintes à la vie privée. Il a déploré l’insuffisance des cadres réglementaires dans de nombreux pays, laissant les enfants vulnérables dans l’espace numérique.
Face à ces enjeux, les institutions nationales des droits de l’homme (INDH) apparaissent comme des acteurs clés. Le président du RINADH a rappelé leur rôle central dans la protection des droits de l’enfant, notamment à travers le traitement des violations, l’accompagnement des victimes, le plaidoyer auprès des autorités et la participation aux réformes juridiques. Il a également souligné leur fonction d’interface entre les niveaux national, régional et international.
Revenant sur la dynamique continentale, il a évoqué la tenue récente de la conférence biennale du RINADH à Yaoundé, qui a réuni autorités traditionnelles, universitaires et étudiants autour des enjeux liés aux instruments africains des droits de l’homme.
Dans un appel à l’action, le Pr Kobila a identifié plusieurs priorités urgentes : l’amélioration de l’enregistrement des naissances, garant du droit à l’identité, l’accès à une alimentation adéquate pour tous les enfants, la garantie d’une éducation de qualité et le renforcement des systèmes de protection de l’enfance. Il a également insisté sur la nécessité d’élaborer des réponses innovantes face aux défis émergents, notamment dans le domaine numérique.
Cette session marque par ailleurs une avancée majeure dans la coopération continentale avec la signature d’un protocole d’accord entre le RINADH et le Comité africain d’experts. Pour le Pr Kobila, cet accord dépasse le cadre symbolique : il vise à structurer une collaboration plus efficace, renforcer le suivi des recommandations et améliorer l’intégration des droits de l’enfant dans les politiques nationales.
« La valeur de cet instrument dépendra de sa mise en œuvre effective », a-t-il conclu, appelant à une meilleure coordination entre les mécanismes nationaux et régionaux afin de garantir des progrès concrets pour les enfants africains.

Subscribe

- Never miss a story with notifications

- Gain full access to our premium content

- Browse free from up to 5 devices at once

Latest stories

spot_img