Le gouvernement camerounais et la coopération allemande franchissent une nouvelle étape dans leur engagement en faveur de la jeunesse . Le Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, Mounouna Foutsou, a procédé ce mercredi 9 juin 2026 à Garoua au lancement officiel de la quatrième phase du Projet d’Appui à la Résilience Socioéconomique des Jeunes Vulnérables du Nord Cameroun (PARSE IV).
Doté d’un financement de 5 millions d’euros, soit environ 3,28 milliards de FCFA, le projet sera mis en œuvre de 2026 à 2028 dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua. Son objectif principal est d’améliorer durablement la résilience sociale et économique des jeunes vivant dans les zones confrontées aux défis sécuritaires, économiques et sociaux.
La cérémonie a été marquée par la signature du contrat d’exécution entre le MINJEC et la GIZ, ainsi que des conventions de coopération avec les douze communes partenaires du projet. Cette démarche traduit la volonté des partenaires de renforcer l’action de proximité en confiant aux collectivités territoriales un rôle central dans l’accompagnement des jeunes.
Selon le Directeur régional de la GIZ au Cameroun, le Dr Rico Langeheiner, cette nouvelle phase accordera une attention particulière à la formation professionnelle dans des secteurs porteurs et innovants. Les jeunes pourront notamment bénéficier de formations spécialisées dans les systèmes décentralisés d’énergies renouvelables, les chaînes de valeur agricoles et les techniques de construction respectueuses du climat.
Au-delà de la formation, PARSE IV entend stimuler l’entrepreneuriat local. Des synergies seront développées avec le Fonds de Garantie aux Jeunes Entrepreneurs (FOGAJEUNE) afin de faciliter la création et le développement des petites et moyennes entreprises portées par les jeunes.
Le chef de projet, Philipp Lendle, a souligné que des analyses actualisées des marchés locaux seront réalisées dans chacune des communes partenaires afin d’identifier les secteurs les plus prometteurs en matière d’emploi et de génération de revenus. Une approche qui vise à mieux adapter les formations aux réalités économiques de chaque territoire.
Le projet ambitionne également de répondre aux conséquences de l’insécurité qui affecte plusieurs localités du Septentrion. Les jeunes confrontés aux effets des conflits et des déplacements de populations pourront bénéficier d’un accompagnement psychosocial et de mesures favorisant leur insertion socioéconomique.
Dans son discours, le ministre Mounouna Foutsou a insisté sur la nécessité pour les communes partenaires de s’approprier davantage cette initiative. Il les a invitées à renforcer les mécanismes locaux de suivi et à reproduire progressivement le modèle PARSE sur ressources propres afin de garantir la pérennité des acquis.
S’adressant aux jeunes bénéficiaires, le membre du gouvernement les a exhortés à faire preuve de créativité, de détermination et d’engagement dans les différentes activités prévues. Pour lui, le succès de cette quatrième phase dépendra autant de la mobilisation des partenaires que de l’implication active des jeunes eux-mêmes.
Après neuf années de mise en œuvre à travers ses différentes phases, le PARSE s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux instruments de promotion de l’insertion socioéconomique des jeunes dans le Septentrion. Avec cette nouvelle enveloppe financière et une approche davantage orientée vers l’emploi, l’entrepreneuriat et la résilience, le projet entend consolider les acquis obtenus et offrir de nouvelles perspectives à des milliers de jeunes camerounais.


